Road Trip dans le Péloponnèse #2 : mes adresses à Athènes

15/06/2017


Deuxième épisode de notre road-trip dans le Péloponnèse. Enfin, pour le moment, je vous l’accorde, on n’est toujours pas sorti d’Athènes ☺ ! Patience... Souvenez-vous, après vous avoir livré le programme de notre voyage, je vous ai raconté notre arrivée au Coco Mat Hotel dans le quartier de Kolonaki. On a passé peu de temps à Athènes, deux nuits, deux diners et une grosse journée en vadrouille autour de l’Acropole. La liste d’adresses que je vous recommande ici est loin d’être exhaustive. N’hésitez pas à l’enrichir de vos trouvailles en laissant un commentaire. Si vous partez bientôt à Athènes, je vous recommande d’enregistrer les lieux qui attisent votre curiosité dans votre Google Map. Il suffit de taper le nom du lieu dans la carte, sur votre téléphone, de l’enregistrer comme favori et une étoile apparaît. Il faut cependant avoir un compte Google pour que ça fonctionne. J’adore ce système – même s’il pose des questions en terme de confidentialité puisque cela renseigne davantage Google sur nos goûts et nos préférences. Lorsque je marche, où que je sois, des petites étoiles précédemment enregistrées apparaissent sur ma carte. Si je clique sur l’une d’entre elles, un itinéraire à pied, en voiture ou en transport en commun m’est proposé. Archi pratique. A présent que les forfaits téléphoniques marchent sans frais supplémentaires dans toute l’Europe, on n’a plus à stresser en utilisant Internet. Ce n’était pas encore le cas lorsque j’étais à Athènes en Avril, du coup, j’étais dépendante du wifi. Néanmoins, je dois dire qu’on en trouve dans de nombreux restaurants et autres cafés de la ville.



Photographie Lili Barbery-Coulon. le restaurant Cookoovaya


Kolonaki, le quartier chic
Le Coco Mat Hotel étant situé à Kolonaki, nous avons commencé notre exploration d’Athènes par une promenade dans ces rues regorgeant de boutiques de luxe, de palaces et de musées. En arrivant un lundi, on a été surpris de constater que tous les magasins ou presque étaient fermés. On aurait bien aimé aller au Musée Benaki qui déborde de trésors témoignant de l’histoire de ce pays, de la période préhistorique jusqu’à l’art moderne grec du XXe siècle. Malheureusement il était lui aussi fermé lorsque nous sommes passés devant (il est situé juste à côté du Coco Mat). Je voulais aller voir la jolie boutique Apivita, une marque de cosmétiques grecques qui a été distribuée chez Parfumerie Générale, un concept store beauté parisien disparu en 2004. Mais là encore, pas de chance : c’était fermé. Alors nous nous sommes réfugiés au Jardin National d’Athènes, un grand parc qui offre une belle respiration au milieu des grandes artères au faux air d’autoroutes en plein centre ville. Il y a quelques animaux en forme toute relative derrière des grillages – surtout de la volaille – mais on trouve aussi une variété de végétaux surprenants ainsi qu’un petit étang qui m’a fait penser à certains jardins de Tokyo. On était crevé et nous n’avions qu’une envie : diner ! Alors, nous avons suivi les conseils d’Evangelia, co-fondatrice de la marque Daphnis and Chloe, et nous nous sommes rendus à pied chez Cookoovaya.



Photographie Lili Barbery-Coulon


Cookoovaya, le restaurant à ne pas manquer
Diner ou déjeuner en Grèce est plutôt bon marché. Néanmoins, ce restaurant pratique des tarifs qui ressemblent plus à ceux des néo bistrots parisiens. Vu la quantité et la qualité de ce qui est servi à table, c’est largement justifié. Toutes les spécialités grecques y sont déclinées en version sophistiquée. Nous sommes arrivés très tôt, vers 19h30. Le restaurant ouvrait à peine ses portes. Il s’est rempli en moins d’une demi heure si bien qu’à 20h30, il y avait carrément une file d’attente à l’extérieur. L’espace est pourtant gigantesque. Les grecs comme les étrangers viennent y diner en bandes. Ca sent le N°5 de Chanel vaporisé sur les brushings et l’huile d’olive corsée dans laquelle on trempe son pain à table. La spécificité du restaurant tient dans sa cuisine ouverte sur la salle : elle dispose d’un four à feu de bois où sont cuites les tourtes aux épinards et le pain mais aussi d’un genre de barbecue au charbon qui offre aux viandes un délicieux goût fumé. Il n’y a pas un mais cinq chefs aux manettes : Spyros Liakos, Vangelis Liakos, Pericles Koskinas, Nikos Karathanos et Manos Zournatzis. On a commandé une salade grecque – vous risquez d’en manger au moins une par jour pendant tout votre séjour mais celle-ci est dingue – du poisson en papillote et une viande grillée avec une purée au thym frais. Par erreur, le serveur n’a pas arrêté de déposer sur notre table des plats supplémentaires que nous n’avions pas commandés. On l’a prévenu mais il a finalement décidé de nous les offrir. On s’est retrouvé avec une quantité ahurissante de mets. Tout était délicieux, délicat et généreux. On n’avait malheureusement plus faim pour tester la carte des desserts donc je ne peux rien vous en dire. En tous cas, si vous êtes dans le coin et que vous avez envie de vous faire plaisir, n’hésitez pas, ce lieu a beau être bruyant, il vaut le détour !
Cookoovaya, Xatzigianni Mexi 2A, Athens 115 28, Réservations par Tél : +30 210 7235 005 ou directement sur leur site Internet.


Photographie Lili Barbery-Coulon. It Restaurant


It Restaurant
Situé encore plus près du Coco Mat Hotel, toujours dans le même quartier de Kolonaki, It Restaurant est une vraie pépite. Je l’ai découvert grâce à un article d’Alison Beckner paru sur le site de Vogue US. Lorsque je suis entrée dans ce restaurant qui ressemble à un petit café amélioré, je me suis demandée si je ne m’étais pas trompée de lieu. L’adresse n’était pas flamboyante et en regardant l’épicerie fine remplie de produits grecs branchés et de livres de cuisine healthy, je me suis dit qu’il s’agissait peut-être d’un de ces lieux où le concept marketing a pris le dessus sur la qualité de la cuisine. On a attendu près d’une heure pour être enfin servi. Le temps de paniquer un peu (j’étais même prête à partir, épuisée par notre journée de marche dans Athènes). Et puis, les plats sont finalement arrivés. Ils nous ont cloué le bec. C’était tellement bon ! It Restaurant ne sert pas une cuisine sophistiquée. Le chef se contente de revisiter des plats de brasserie assez classiques : salades, burgers, poissons grillés… Sauf qu’à chaque nouvelle bouchée, les clients poussent des huuuummmm d’extase. Mon poisson mariné au lait de coco était parfait, le risotto grec au potiron avait l’air sensationnel, et les wedged potatoes de mon mari complètement indécentes. Le menu mélange des spécialités italiennes avec une touche grecque, des plats typiques locaux et quelques gourmandises mondialisées (burger, cheesecake, chicken burger…). Il y a plein d’options pour les végétariens ainsi que pour les intolérants au gluten. Les jours de brunch, le restaurant convie des musiciens de jazz qui viennent mettre l’ambiance. Une super adresse, pas chère du tout, vous pouvez vérifier par vous-même sur le menu en ligne.
It Restaurant, 29 Skoufa Street, Kolonaki, Athènes 10673, Tel : +30 210 3635773. Attention, le restaurant est fermé le dimanche.


Photographie Lili Barbery-Coulon


Autour de l’Acropole
Je ne vais pas me risquer à vous faire un historique de ce lieu mythique dont vous avez tous entendu parler et que nous sommes nombreux à avoir découvert pendant notre scolarité. J’ai des souvenirs de visites de l’Acropole par températures caniculaires, de longues marches alourdies par l’ennui et la rébellion qui s’agrippent à l’adolescence. Pourtant, quand je regarde des photos de moi, à 16 ans, posant devant le théâtre de Dyonisos, je vois aussi mon émerveillement de l’époque. Notre prof de grec ancien nous avait emmené à Paris, à la cartoucherie de Vincennes, assister à une tragédie au théâtre du soleil d’Ariane Mnouchkine. En grec ancien bien évidemment. Et d’un seul coup, dans ce sanctuaire installé sur une colline surplombant Athènes, tout prenait un sens nouveau. Il ne s’agissait plus d’histoires inscrites dans mes livres de classe. Les textes apparaissaient vivants, là, sous mes yeux. C’est l’un des monuments les plus visités au monde et ça ne s’est pas amélioré au fil des années. En avril comme en août, les temples sont recouverts de touristes qui se photographient à l’aide de perches télescopiques. Si les lieux semblent vides sur mes photos, c’est juste parce qu’il s’agit des espaces où les visiteurs n’ont pas le droit de marcher ! Imaginez, partout ailleurs, des hordes de lycéens levant les yeux au ciel et se mitraillant de selfies pour détourner leur attention du discours du guide. Il y aussi des cars de touristes qui déboulent coiffés de visières ou portant des ombrelles. N’empêche. Malgré la foule, la chaleur modérée du printemps, les marches à gravir et la queue pour acheter son ticket d’entrée : cet endroit est magique. On avait préparé la visite à l’aide d’un livre pour enfants montrant à notre fille à quoi le plateau ressemblait à l’époque de sa construction. Une grande partie du Parthénon est en réparation actuellement. Mais, encore une fois, malgré les échafaudages et les zones interdites, l’Acropole reste une source d’émerveillement. J’étais vraiment crevée ce matin-là, après ma nuit blanche à bosser. Je suis ressortie de cette visite complètement galvanisée. Allez-y le plus tôt possible pour éviter la foule. J’ai trouvé ces tickets coupe file sur Internet, je ne sais pas s’il s’agit de la meilleure offre. En tous cas, je vous recommande de vous munir de grandes gourdes d’eau avant le début de la visite.



Photographie Lili Barbery-Coulon. En haut : en redescendant de l’Acropole, vers le site de la Bibliothèque d’Hadrien. En bas, les stands pour chineurs aux Puces


Les puces d’Athènes
Nous sommes redescendus vers la Bibliothèque d’Hadrien et nous avons ensuite marché vers les Puces. La balade est très agréable. Cette partie historique de la ville est tellement impressionnante : pas un coin de jardin sans une merveille archéologique à admirer. Il y en a tellement qu’ils ont même construit des rails de train en plein milieu de sites classés. Je me souviens qu’à Pompéi, notre guide nous avait montré des maisons modernes juste à côté du site en nous disant qu’elles avaient été bâties sur des trésors. Personne n’a cependant les moyens de déloger les habitants, encore moins d’entamer de nouvelles fouilles. A Athènes, j’ai vu beaucoup de ruines en travaux ou en réparation, financées par l’Union Européenne, et je me réjouis que l’Europe serve à protéger ce patrimoine universel. Ce quartier historique est en cours d’hipsterisation. Les immeubles crasseux sont progressivement colonisés par des bars à jus ou à yaourt glacé au lait de brebis. Perdez-vous dans les rues autour de l’Acropole, évitez les boutiques de souvenirs made in China, il suffit parfois d’une ruelle pour s’éloigner de la foule et tomber sur des pépites.
Pour trouver les puces, descendez au métro Monastikari et suivez le mouvement, vous ne pouvez pas louper la grande rue bordée de boutiques de sandales…




Photographies Six Dogs


Six Dogs
Impossible de tomber par hasard sur ce bar-restaurant, à proximité des Puces. Six Dogs est situé dans une ruelle sombre et en dehors du signe lumineux qui donne son nom, impossible de savoir de quoi il s’agit (en tous cas le jour où on est passé, aucune table n’était installée dans la rue). Descendez l’escalier qu’on aperçoit de la rue et longez le couloir : tout au bout, vous découvrirez un restaurant en plein milieu d’une cour d’immeubles. L’espace sous les arbres est gigantesque. On s’installe autour de tables en bois recyclé sur des petits tabourets ou des balançoires accrochées aux branches. Pas de grande cuisine, mais des hot dogs, des salades, des toasts à l’avocat et des jus pressés. On vient plus pour l’ambiance que pour la qualité des assiettes, mais c’est tellement bon marché qu’on n’a pas le cœur à chipoter. Le batiment abrite une salle de concert et un bar où défilent des tas de djs. N’étant pas un oiseau de nuit, je ne peux vous en dire plus mais il y a visiblement moyen de faire la fête.
Six Dogs, Avramiotou 6-8, Athènes 105 51, Tel : +30 21 0321 0510
 


Photographie Lili Barbery-Coulon


Le temple de la sandale
Des sandales grecques, vous allez en trouver partout. On n’a tellement hésité qu’on a fini par ne rien acheter à Athènes. C’est à Nauplie, dans le Péloponnèse qu’on a fait le plein. Mais j’aurais du me laisser tenter par cette première boutique dénichée aux Puces : Olgianna Melissinos. Vous y retrouverez, comme partout ailleurs, les modèles qui font le succès d’Ancient Greek Sandals. Malheureusement, contrairement à cette marque distribuée au Bon Marché, la plupart des versions proposées aux Puces ont une semelle en caoutchouc de très mauvaise facture, le cuir n’est pas cousu mais collé sur la semelle et on sent que le prix de 20 euros la paire est lié à l’obsolescence programmée du soulier. Chez Olgianna Melissinos, troisième génération d’artisans du cuir, les prix sont un peu plus élevés et la qualité également. Il y a peut-être une meilleure adresse, n’hésitez pas à la partager avec nous dans les commentaires.
Olgianna Melissinos, 7 Normanou Street, Monastiraki, Athènes 105 55, Tel : +30 210 3311925.
 




Photographies Lili Barbery-Coulon. Couleur Locale, au rez de chaussée et en terrasse


Couleur Locale, le bar avec vue
Je ne suis passée qu’en coup de vent dans ce lieu car il était sur la liste de ce que je voulais voir. L’entrée devant laquelle je suis passée trois fois sans la voir est située à côté du magasin de sandales. Au rez-de-chaussée, pas grand intérêt. Mais si vous prenez l’escalier jusqu’en haut, vous découvrirez une grande terrasse avec vue sur l’Acropole. Un bon spot pour boire un verre ou manger un sandwich. (Euh, je me permets tout de même de vous signaler que les photos du site internet de Couleur Locale sont largement retouchées, la terrasse est sympa mais ce n’est pas aussi beau !). Et si vous trouvez dans ce quartier une jolie boutique de robes et de tuniques grecques, je suis preneuse (je n’ai vu que des horreurs très éloignées de mes jolis souvenirs à Hydra et dans les Cyclades).
Couleur Locale, 3 Normanou Street, Monastiraki, Athènes 105 55, Tel : +30 216 7004917
 




Photographies Lili Barbery-Coulon, la boutique Forget Me Not


Forget me not, le magasin de souvenirs
Dans ce quartier où on trouve beaucoup d’horreurs made in China, je vous recommande de marcher jusqu’à cette boutique baptisée Forget Me Not. Pas de révolution mais une jolie sélection de souvenirs grecs, de cartes postales graphiques, d’objets de créateurs locaux, de jouets en carton ou en bois, ainsi que les fameuses sandales Ancient greek Sandals. L’espace est tout petit, la vendeuse adorable et je suis ressortie avec un kiosque grec à monter pour ma fille et quelques cartes postales… Ne grillez pas toutes vos cartouches dès le début du voyage : vous trouverez d’autres souvenirs à rapporter du Péloponnèse comme de la sauge sauvage, du miel de sauge, et de la fleur de sel. Et il y a aussi les irrésistibles gels douches Korres à l’aéroport d’Athènes.
Forget Me Not, 100 Adrianou street, 10556 Plaka, Athènes, Tel : +30 210 3253740


Photographie Lili Barbery-Coulon, Lotte Cafe Bistrot


Au sud de l’Acropole…


Lotte Cafe Bistrot, repaire de branchés
Après avoir sillonné l’Acropole et les puces, ma fille n’avait plus d’énergie pour continuer à marcher. Elle est repartie vers l’hôtel avec mon mari et j’ai profité de ce temps libre pour aller retrouver mon amie Evangelia, la co-fondatrice de la marque Daphnis and Chloé qui distribue des herbes aromatiques locales cultivées par des petits producteurs grecs. Son bureau est situé juste à côté de ce café dans un quartier où je n’ai quasiment croisé que des trentenaires branchés. L’atmosphère y est très conviviale et qu’on en a assez de boire du thé glacé, il suffit de prendre la rue juste derrière la vitrine pour passer à un apéro plus costaud chez Drupes and Drips.
Lotte Cafe Bistrot, Tsami Karatasou 2, Athènes 117 42, Grèce, Tel : +30 21 1407 8639



Photographie Lili Barbery-Coulon. Takis Bakery


Takis Bakery, la boulangerie pâtisserie traditionnelle d’Athènes
Je ne suis pas une dingue des desserts grecs. Encore moins des petits biscuits secs sur lesquels on manque à chaque fois de se casser une dent. Néanmoins je dois reconnaître que cette pâtisserie recommandée par Evangelia concentre un nombre impressionnant de gourmandises alléchantes comme les grandes brioches à la cannelle (que celles ou ceux qui connaissent le nom de cette viennoiserie grecque me viennent en aide !) qui parfument tout l’espace.
Takis Bakery, 14 Missaraliotou, Koukaki, Athènes 117 42, Tel : +30 21 0923 0052.
 


A la fin du Road-trip, nous repasserons à Athènes et je vous présenterai le Fresh Hotel, tout près de l’Acropole. Et vous, quelles sont vos adresses préférées à Athènes ?