Road Trip dans le Péloponnèse #1 : Coco Mat Hotel

14/06/2017


Merci pour vos encouragements et votre excitation manifestée après la publication du programme de ce road-trip dans le Péloponnèse. Attachez vos ceintures, on décolle aujourd’hui pour Athènes. Comme à chaque fois que je pars en vacances, j’ai pris l’avion dans un état de fatigue délirant : cela faisait un mois que je travaillais de manière acharnée sur le Spécial Beauté de M le magazine du Monde (le numéro sorti fin avril 2017). Je m’étais promis de finir d’écrire mon enquête de 20 000 signes avant de prendre l’avion. Finalement, je suis partie avec mes 50 interviews sous le coude, mon ordi et mon plan – la partie la plus difficile à élaborer pour moi. Mon but : finir le texte la première nuit à Athènes et dormir pendant les deux semaines suivantes.


Photographie Lili Barbery-Coulon. Le rooftop du Coco Mat Hotel


J’étais déjà venue plusieurs fois à Athènes, mais il y a si longtemps qu’en dehors de l’Acropole, je n’en avais aucun souvenir. Pour choisir mon hôtel et repérer toutes les adresses que j’ai rentrées dans mes favoris sur ma Google map, j’ai fait appel à mon réseau : merci Celia Pavlineris, Alison Beckner et Evangelia Koutsovoulou ! Toutes m’ont recommandé le Coco Mat Hotel mais j’avoue que lorsque je suis allée faire un tour sur le site de l’hôtel, je n’étais pas très enthousiaste. L’architecture du bâtiment moderne couplée au fait que l’hôtel est construit au sein même d’un concept-store qui vend des matelas (véridique !) ne me faisait pas vraiment envie. Néanmoins, j’ai écouté mes amies et booké nos deux premières nuits dans ce lieu situé dans le quartier chic de Kolonaki (l’équivalent de Saint Germain des Prés à Paris ou Soho à Manhattan).



Photographies Lili Barbery-Coulon. Notre chambre et son matelas divin


Après s’être fait arnaquer par le taxi de l’aéroport (il y a pourtant un prix fixe qui est affiché partout près des bornes) qui nous a réclamé dix euros de plus que ce nous devions payer, nous avons découvert le Coco Mat installé dans une rue impeccable, bordée de boutiques de luxe, d’épiceries fines, de pâtisseries cinq étoiles et de quelques nail bars. Les matelas Coco Mat, dont je n’avais jamais entendus parler avant, sont connus dans le monde entier. Cette marque créée en 1989 conçoit des oreillers et des matelas en fibres naturelles et nichent entre deux couches de caoutchouc végétal des algues et de l’eucalyptus pour garantir un sommeil réparateur. Je préfère vous prévenir : une fois qu’on a testé l’un de leurs matelas, impossible de revenir en arrière. Cette entreprise grecque est archi maligne puisqu’ils ont eu l’idée d’installer un hôtel au dessus de leur boutique, histoire de tester in situ l’efficacité de leurs produits. En plein cœur du magasin au rez-de-chaussée, un ascenseur en verre dessert la réception au sous sol, les chambres sur six étages et le rooftop, une terrasse magnifique surplombant Athènes où j’ai fait mes salutations au soleil le matin et où j’ai médité en regardant l’Acropole.



Photographies Lili Barbery-Coulon. L’Acropole ci-dessus. 


La réception est installée à côté de l’Honesty Bar, un espace où les clients de l’hôtel prennent leur petit-déjeuner mais surtout où ils peuvent se préparer un café, un thé, un snack healthy ou gourmand... Du matin au soir, il y a des fruits, un grand frigo rempli de sodas et des boissons fraiches, des jeux de société, des cartes d’Athènes à explorer et une sélection de journaux et de livres à disposition. J’adore ce genre de système : on se sent immédiatement chez soi. Inutile de noter ce que l’on prend ; tout est compris dans le tarif de la chambre. Le matin, il y a un buffet mais on peut aussi commander des œufs en cuisine. J’ai passé beaucoup de temps dans ce café, puisque c’est là que j’ai écrit mon enquête sur la beauté et la politique, la première nuit. Je pensais en avoir pour deux heures (j’avais déjà bien avancé dans l’avion). Finalement, j’ai fini comme une lycéenne à 6h10 du matin. Le temps de dormir deux petites heures avant d’attaquer la visite d’Athènes. Je peux vous dire que l’ultra confort de mon matelas parfumé aux brins de lavande a été accueilli par mon corps comme une bénédiction. Et, probablement parce que j’étais si heureuse de me sentir enfin en vacances, je n’ai pas été fatiguée jusqu’au soir où je me suis écroulée d’un coup après le diner.



Photographies Lili Barbery-Coulon. L’Honesty Bar et son espace libre service


Dans les chambres, on ne se sent pas vraiment en Grèce. On pourrait être à New York ou à Londres s’il n’y avait pas des produits de beauté à l’olive locale dans la salle de bain et des sachets d’infusions du Péloponnèse à côté de la bouilloire. Tous les codes des hôtels branchés y sont déclinés : carrelage blanc surligné de noir dans la salle de bain, bois clair et touches pastel dans les chambres, fauteuils Acapulco sur le balcon. Notre chambre était spacieuse, le lit gigantesque et le canapé transformé en lit d’appoint pour ma fille lui a fait penser au conte de la Princesse au Petit Pois : elle n’en revenait pas d’avoir un matelas si confortable et si grand pour elle seule. On peut même choisir son oreiller dans un menu présentant douze variétés différentes : les Grecs ne déconnent pas avec le confort ! La plupart des chambres disposent d’un petit balcon (bien pratique pour les fumeurs car il est interdit d’allumer une cigarette à l’intérieur). La nôtre située dans les étages les plus élevés nous offrait une vue sur les toits délavés d’Athènes. Mais il faut grimper sur la terrasse pour assister aux mouvements du soleil sur la ville.



Photographies Lili Barbery-Coulon. Vue de ma chambre et mon Pimp My Breakfast version grecque


Le deuxième matin, j’y ai fait ma toute première séance de yoga seule. Je me croyais incapable de me discipliner et de me lever sans autre motivation que mon envie de me faire du bien. Il faisait frais. J’ai déroulé mon tapis en regardant le temple d’Athéna. Je ne savais pas bien par quoi commencer, alors j’ai fait quelques exercices de respiration, des salutations au soleil et des mouvements de Kundalini accompagnés de respiration du feu. Puis une méditation chantée avec un des mantras que j’avais dans la playlist de mon téléphone et je me suis allongée dix minutes pour « sceller » toutes ces énergies à l’intérieur de mon corps. Vous allez probablement me prendre pour une folle – si ce n’est pas déjà le cas ha ha ha - mais j’ai ressenti une telle puissance dans ma pratique ce matin-là que je ne peux pas croire qu’Athènes n’y soit pour rien. Ces édifices qui ont résisté à tout et se tiennent là sous nos yeux, témoignant de nos croyances ancestrales, ce divin qui m’a longtemps laissé indifférente, ces noms du zodiaque et leur connexion au cosmos… J’ai eu l’impression de me remplir d’une énergie intense. Athènes me tendait les bras.



Photographies Lili Barbery-Coulon, la salle de bain de notre chambre


Les deux nuits passées au Coco Mat m’ont permis d’entrer dans le moelleux du voyage. Cette douceur qui nous enveloppe progressivement et nous permet de lâcher les soucis et les tensions qu’on a accumulés chez soi avant de partir. Il me faut toujours quelques jours pour « entrer » dans le voyage que je fais, réaliser que c’est maintenant qu’il faut être présent à soi-même afin de profiter de chaque instant. Cette arrivée au Coco Mat m’a fait l’effet d’un sas de décompression nécessaire avant d’attaquer la suite. Demain, je vous parlerai de la journée pendant laquelle nous avons sillonné Athènes et les adresses que j’ai sélectionnées pour vous (qu’il vous suffira d’enregistrer dans votre Google Map ou sur Mapster afin de les retrouver sur place). Puis, on quittera la capitale grecque pour prendre une voiture de location en direction du Péloponnèse.




Photographies Lili Barbery-Coulon


Coco Mat Hotel, à partir de 145€ la nuit en chambre double, petit déjeuner et wifi compris, accès au Honesty bar compris et surtout bicyclette à disposition pour ceux qui veulent se promener dans Athènes à vélo. 36 Patriarchou Ioakim 36, Athina 106 75, Grèce Tel : +30 2107230000 Email : info@cocomatathens.com