Road trip dans le Péloponnèse #9 : Autour d’Areopoli

26/07/2017


Petit recap pour ceux qui font peut-être la découverte de mon blog aujourd’hui. Cet article est le neuvième volet d’un road trip dans le Péloponnèse que j’ai fait avec mon mari et ma fille en avril dernier. Pour tout comprendre, je vous invite à lire la présentation générale, puis l’épisode #1, le #2, le #3, le #4, le #5, le #6 et le #7 et le #8 dédié à l’hôtel Antares à Areopoli.


Photographie Lili Barbery-Coulon. La vue en sortant des grottes de Diros


Deuxième journée à Areopoli dans notre petit nid en pierres blanches au milieu des cactus et de la sauge sauvage qui dévorent les murets. Si vous manquez d’idées pour vous occuper, vous pouvez toujours aller déjeuner au bord de la piscine de l’hôtel Kyrimai à Gerolimenas (c’est vraiment tout près en voiture) ou relire mon article dédié aux environs de Gerolimenas car tous ces lieux se tiennent dans un mouchoir de poche. Dans le périmètre de l’hôtel Antares, voici quelques suggestions.



Photographie Lili Barbery-Coulon


La taverne Takis à Limeni
Recommandé par Evangelia Koutsovoulou, la créatrice de Daphnis and Chloe, ce restaurant installé au bord de l’eau, dans le petit port de Limeni concentre tout ce que j’aime. Du poisson et des crustacés fraichement pêchés, quasiment sous nos yeux. Des grillades d’une grande simplicité. Une vue sur le soleil couchant. Et l’impression d’avoir l’immensité infinie de la mer rien que pour soi. J’ai lu sur Trip Advisor que l’accueil y était épouvantable. Je n’ai pas du tout eu cette impression. En revanche, les employés du restaurant parlent assez mal l’anglais et vous avez intérêt à vous lever et montrer quel poisson vous souhaitez. Si vous ne mangez pas de poisson pour des raisons dogmatiques ou que vous détestez ça, sachez que le restaurant ne sert pas de viande ni de plat complet pour les végétariens. Vous trouverez cependant cette bonne vieille salade grecque, dont j’ai fait une légère saturation au bout de dix jours de féta/tomates, et une assiette de frites croustillantes. L’été, lorsque le restaurant est bondé de monde, Mina – la gérante de l’hôtel Antares – m’a raconté qu’un pêcheur se jette à l’eau tout au long de la soirée pour attraper les poissons commandés par les clients. En avril, la saison venait à peine de commencer. On était presque seuls. Une table d’allemands a copieusement commenté les selfies que je faisais avec ma fille ☺ Je crois qu’ils ont eu une attaque quand je me suis mise à parler seule à mon téléphone tout en marchant pour faire une instastory. Et puis, juste au moment du dessert, le bleu du ciel qui déclinait a pris une teinte fuchsia. Nos visages étaient d’une rose intense, c’était incroyable de beauté. Les allemands ont sorti leurs téléphones et ont mitraillé le coucher de soleil sans aucune retenue. Ne manquez pas Takis si vous séjournez dans ce coin. Takis, Limeni, Areopoli, Tel : +30 27330 51327 (on en a eu pour 66€ pour trois sans dessert il me semble mais avec un verre de vin pour mon mari, autant dire que ce n’est pas le restaurant le moins cher de la région. Mais la fraicheur des poissons et des homards en valent la peine).






Photographies Lili Barbery-Coulon. Notre diner avec vue chez Takis


Le monastère de Dekoulon en direction d’Itilo
D’Arepoli, allez vers Limeni mais continuez à longer la côte sans descendre vers la mer en direction d’Itilo. Si vous surveillez les panneaux sur votre droite, vous apercevrez une petite pancarte avec écrit en alphabet grec : μόνη Δεκουλου. Il vous mènera tout au bout d’une route où est installée une maison appartenant à des Grecs peu bavards. Regardez-bien ce qui se cache au fond de leur jardin : une église. N’y allez pas sans prévenir, vous risquez d’être mal reçus par le chien de la famille. Je n’ai aucune idée de comment les joindre, c’est Mina qui gère l’hôtel Antares qui a appelé la dame pour nous. Elle m’a dit : « Je préfère vous prévenir, elle n’est pas commode, elle risque de ne pas vous laisser entrer dans l’église car vous êtes une femme  »… Tout pour me plaire... Je ne sais pas pourquoi mais finalement elle a été très aimable et m’a laissé photographier cet espace sacré recouvert de fresques et de peintures du sol au plafond. Incroyable endroit qu’on visite en one-to-one si on a la chance de connaître Mina ou une bonne âme de la région…




Photographies Lili Barbery-Coulon. Le monastère qui date du XXVIe siècle


Les grottes de Diros
« Vous voulez vraiment aller voir les grottes de la baie de Diros ?  » nous a-t-on demandé à l’hôtel Antares  ? Pour les Grecs installés dans le Magne, ces grottes font probablement le même effet qu’un tour de bateau mouche sur La Seine : un repère à touristes ! Je vais être honnête : j’adore les bateaux mouches Parisiens et j’aime infiniment jouer les touristes dans ma propre ville. Ce que l’on déteste tous dans l’évocation « du touriste », c’est la foule munie de perches à selfie à laquelle on ne veut pas se mêler. Or, en avril, les grottes de Diros étaient vides. Si vides qu’on a longtemps attendu qu’un autre visiteur vienne se joindre à nous pour démarrer notre tour en barque. Si vous avez des enfants, la visite des grottes va beaucoup leur plaire. On se retrouve dans une fraicheur humide qui contraste avec les températures caniculaires de l’été en surface, et l’on part en bateau sous un plafond de stalactites. Les jours où la mer n’est pas trop déchainée, la balade dure plus d’une demi heure. Le reste du temps – souvent – on fait un parcours plus léger et on finit par un long chemin à pieds. Les éclairages sont un peu trop crus à mon goût. C’est dommage, à la fois pour les photos, mais aussi pour apprécier la beauté des lieux. Cette grotte déjà connue en 1900 a été cartographiée et explorée dans les années 1960. On sait aujourd’hui qu’elle s’étend sur plus de quatorze kilomètres sous terre. Cependant, certaines parties ne sont pas accessibles au public. Si vous n’avez pas une passion pour la spéléologie ou que vous êtes claustrophobe, je doute que cette visite vous intéresse. En revanche, si vous aimez l’énergie des profondeurs du sol, cette attraction vaut le détour. D’autant que la vue sur la baie de Diros en sortant mérite quelques #instaputes. Ouvert de 8h30 à 16h30 en basse saison (jusqu’à fin mai) et de 8h30 à 19h (jusqu’à fin septembre),12€ l’entrée, 7€ le tarif réduit (négociez une réduction lorsque le parcours est réduit par la force de la mer : on a payé 20 euros pour trois) Tel : +30 27330 52222



Photographies Lili Barbery-Coulon. Les deux qui font battre mon coeur attendant un touriste pour monter à bord de l’une des barques au sous sol...


Pyrgos, le magasin de céramiques
Lorsque vous quitterez les grottes de Diros et que vous remontrez vers la route principale, ne manquez pas ce petit magasin de potiers. Les prix affichés ne sont pas donnés mais la fratrie qui tient la boutique est tout à fait encline à la négociation. Les services fabriqués à la main ne ressemblent pas à ceux que j’ai pu voir dans la région. Je n’ai rien acheté car nous étions très limités par nos bagages au retour (et j’aime bien les services complets) mais c’est un endroit où vous trouverez peut-être quelques merveilles pour pimper la table du déjeuner à votre retour. Pyrgos, Tsoulakas George, Pyrgos Dirou Lakonias, Tel : +30 6982 234442



Photographies Lili Barbery-Coulon. Pyrgos le petit magasin de céramiques grecques


Prochain épisode, on quitte la Laconie pour remonter jusqu’à Kardamyli. Et n’oubliez pas : si vous avez des adresses ou des découvertes à partager, n’hésitez pas à le faire dans les commentaires pour enrichir cet article. Merci !


Photographie Lili Barbery-Coulon