Mai Hua part en campagne

19/02/2016


Je suis particulièrement touchée par vos commentaires à la suite de mon post d’hier. Je promets de répondre à chaque message individuellement mais ça va me prendre un peu de temps donc pardonnez-moi par avance pour mon manque de réactivité instantanée. La réconciliation entre le corps et l’esprit est un long chemin et je reprendrai la parole à ce sujet, c’est promis. Aujourd’hui, je voudrais vous parler de Mai Hua. Je suis certaine que vous êtes nombreux à la connaître et à la suivre. Mai pourrait être aujourd’hui directrice de marketing d’une marque de cosmétiques. Ses études dans une grande école de commerce (où je précise que la fille était si douée en maths qu’elle donnait des cours particuliers à des élèves inscrits dans le même établissement) la préparaient à une jolie carrière. Embauchée chez Lancôme après son diplôme, elle s’est mise à travailler dans le domaine du maquillage et s’est découvert plusieurs talents : un goût immodéré pour les matières et un sens inné des couleurs. Malheureuse dans une structure qui ne lui convient pas, elle décide de reprendre ses études et s’inscrit aux Arts Décoratifs. C’est là qu’elle invente le métier dont elle rêve vraiment : colour designer. Elle se met alors à élaborer des couleurs pour l’industrie cosmétique. Des teintes de flacons de parfum, de rouge à lèvres, de packaging ou bien de fards. Cette activité freelance la pousse à explorer d’autres territoires d’expression. Ainsi, elle lance son blog il y a près de cinq ans – je crois – où elle partage d’abord des tutos vidéos et des portraits beauté. Très vite, elle se détourne de l’aspect « pratique » et pédagogique du blog pour se rapprocher de ses émotions. Filmer les gens se « mettre en beauté » lui donne envie de filmer tout ce qui la touche. L’éclat du soleil entre deux feuillages. L’eau d’un ruisseau qui coule sur la pierre. Les fous rires de ses enfants. Petit à petit, la caméra devient son troisième œil, un organe distant et bienveillant auquel tout son entourage s’habitue. Son blog mue. Les tutos se raréfient au profit d’œuvres poétiques. On la sent qui cherche. Qui éclaircit son discours. Qui simplifie son écriture. Qui accepte les silences. Et puis, à force de filmer sa famille, de partager l’intensité des événements personnels majeurs qui ont rythmé l’existence de sa grand-mère ses dernières années, un autre projet apparaît. Celui d’un film.


Il y a quelques jours, le nom du blog de Mai a changé. Il ne s’appelle plus SuperbyTimai mais Mai Hua (quand je vous disais qu’elle se rapprochait d’elle même). Je trouve cette nouvelle version magnifique. Pas seulement parce qu’elle est devenue l’une des personnes qui comptent le plus dans ma vie ni parce qu’elle s’est faite aider du talent de Bastien Coulon pour sa nouvelle charte graphique. Son blog est une pépite. Et cette nouvelle présentation permet de mieux saisir les contours des trésors qu’elle a créés.


Photographie issue du film de sa campagne Kisskissbankbank pour le Film Les Rivières. De gauche à droite : Tam sa fille, Mai Hua, sa mère Dr Loan Hua et sa grand-mère


Aujourd’hui, Mai se jette dans une nouvelle aventure. Encore plus intense. Elle s’apprête à réaliser son premier film. Elle bosse comme une acharnée sur cette histoire depuis des mois. Elle est d’ailleurs absorbée par ce travail colossal et a parfois du mal à poster de nouvelles vidéos sur son blog en ce moment. Hier soir, elle a lancé une campagne de financement sur la plateforme Kisskissbankbank. Elle a besoin d’argent pour aller au bout de son projet. Je fais donc appel à vous pour partager cette vidéo sur les réseaux sociaux, la diffuser auprès de vos amis si son aventure vous inspire. Personnellement, j’ai hâte de voir ce film. Parce qu’en cherchant à se rapprocher d’elle, Mai me permet de me rapprocher de moi. Merci Mai <3