Ma consultation chez Joëlle Ciocco

5/01/2017


J’avance à la vitesse d’une tortue. J’ai fait le vœu de ralentir en 2017. Et bien, je suis plutôt exaucée jusqu’ici ☺. J’ai mille choses à faire et à rendre et alors que je suis habituellement douée pour le multitasking, j’ai un mal fou à passer la cinquième. Ce n’est pas l’envie qui manque de vous écrire mille posts ! J’ai d’ailleurs une liste d’idées qui devraient occuper les quatre à cinq prochaines années si je les réalise toutes ! Commençons cependant par répondre à vos nombreuses questions suite à ma story sur Instagram le jour où je suis allée voir Joëlle Ciocco en décembre 2016 pour une consultation au sujet de l’état de ma peau. Si vous me lisez régulièrement, vous en avez sans doute assez que je vous parle d’elle tous les mois (désolée : elle, sa méthode et ses produits sont géniaux)… En revanche, si vous venez de découvrir mon blog (welcome !), vous n’avez peut-être jamais entendu parler de ce gourou de la flore cutanée qui s’occupe de soigner la peau d’un paquet d’actrices françaises, de mannequins, de journalistes et de créateurs de mode. Joëlle est biologiste de formation, elle n’est pas dermatologue mais cela fait plusieurs décennies qu’elle observe l’épiderme à la loupe et qu’elle formule des soins sur mesure dans son institut et des produits à son nom dans son laboratoire. Sa connaissance de la peau et son intuition me surprennent depuis des années. On parle souvent du tarif vertigineux des soins qu’elle propose dans son institut Place de La Madeleine à Paris. Plus rarement de la qualité de sa consultation qui est nettement plus abordable. Bon, on ne va pas se mentir : ça reste un investissement élevé : 350€ avec Joëlle herself, 220€ avec une de ses collaboratrices. Néanmoins, même si je vous vente souvent les bienfaits de soins du visage dans des spas de rêve, rien n’est plus efficace pour l’épiderme que de suivre un protocole quotidien adapté à sa peau. Je ne comprends d’ailleurs pas pourquoi les dermatologues ne se lancent pas dans ce genre de consultation esthétique. On irait chez eux avec tous nos produits et ils feraient le tri pour nous avec quelques recommandations... Les dermatos sont indispensables quand on a une pathologie mais l’arrivée de la première ride les ennuie profondément et bien souvent, ils n’ont jamais entendu parlé des marques que j’utilise. A moins qu’ils soient branchés médecine esthétique, et dans ce cas, ils ont des tas de machines et d’injections à proposer, ce qui ne me fait pas envie, pour le moment. Je n’ai pas de pathologie particulière et j’ai la chance d’avoir ce qu’on appelle une « jolie peau ». Ca ne m’empêche pas de me poser mille questions sur ses besoins. D’autant que j’ai eu 40 ans en août et je vois bien qu’elle a passé un cap : j’ai des rides d’expression plus marquées sur les pommettes, la paupière plus pigmentée et plus tombante qu’avant (miam !), des petites rougeurs de temps en temps (mais ça, c’est chronique et plus sévère chez moi depuis peu), du lentigo – léger mais je le vois – c’est à dire quelques tâches de soleil sur les pommettes et le teint globalement moins frais qu’avant. Je ne cherche pas à rajeunir ni à éliminer mes rides. Je veux juste savoir ce que ma peau réclame maintenant.


Style de vie et œil de lynx
La consultation commence par un questionnaire sur le style de vie. Les habitudes cosmétiques mais aussi le sport, la prise de médicaments, les déséquilibres hormonaux, l’alimentation, les excès… Ensuite, Joëlle (ou l’une de ses collaboratrices) lit avec nous nos réponses. N’essayez pas de trafiquer la vérité, elle a l’œil bionique. Par exemple, je ne voulais pas lui avouer que ces derniers mois, n’ayant plus de son Lait Onctueux Capital (son démaquillant culte que j’utilise depuis plus de 16 ans), j’ai testé plein d’autres marques reçues à la maison – des huiles, des baumes et des laits qui se rincent à l’eau. J’avais envie de nouvelles textures, de nouvelles expériences. Elle a commencé à regarder ma peau avec une énorme loupe et des lunettes grossissantes. Et BIM, première remarque : « Ma petite Lili, je suis désolée de te le dire mais ta peau est crasseuse ! » Moi : « ah bon ? » Elle : « Tu te nettoies toujours le visage avec notre lait onctueux ? » Moi : « oui, oui, je fais tout comme on a dit ». Elle : « et ben c’est pas possible, parce que je vois en surface plein de résidus crasseux alors que tu me dis que tu es venue le visage nu ». Ce jour-là, en effet, je n’avais rien sur la peau, pas même une crème et j’avais scrupuleusement nettoyé mon visage la veille. Moi : « bon j’avoue, j’ai testé plein d’autres démaquillants  ». Et alors qu’elle me félicite toujours sur le fait que je n’ai quasiment jamais de points noirs, la sentence est tombée : « Tu me feras le plaisir de revenir en janvier pour un nettoyage de peau. Et tu vas te remettre à utiliser le Lait Onctueux deux fois de suite chaque soir ». Ce lait, il sent divinement bon et j’adore sa texture toute douce… mais DEUX fois de suite, le soir, j’ai une de ces flemmes ! D’autant que je radine sur la quantité, vu le prix du produit : deux passages, c’est un flacon deux fois plus vite dégommé. Je m’y suis remise quand même depuis la consultation et le changement est visible en l’espace de dix jours : le teint est plus frais et mes deux trois boutons qui ne voulaient plus me quitter depuis septembre sont partis.


Le tri dans ma salle de bains
Tous les produits qu’elle m’a recommandés pour les trois prochains mois et dont je vais vous parler ne sont que des conseils personnalisés. Je ne suis ni dermato ni médecin donc prenez ces recommandations avec beaucoup de distance. J’avais apporté avec moi toute ma trousse de produits pour le visage : les crèmes que je teste en ce moment, celles que j’aime vraiment, des lotions que je trouvais pas mal (surtout pour leurs parfums), ainsi que des sérums que j’ai commencé à employer (je vieillis je vous dis). Joëlle a regardé les listes INCI (la liste des ingrédients inscrite obligatoirement sur le flacon ou le packaging du produit). Elle a aussi goûté – oui oui, avec sa langue – chaque formule. Elle a exclu les lotions qui moussent lorsqu’on les secoue : si ça mousse, c’est qu’il y a plein de tension actifs, et ils sont souvent décapants. Ma peau qui est très réactive y est particulièrement sensible. Elle a aussi exclu les produits trop amers ou qui lui piquaient la langue. Elle a cependant adoubé ma crème Dynamic Nourishing de Retrouvé (pfff, la plus chère de ma trousse) et a validé mon sérum Hydrating B5 à l’acide hyaluronique de Skinceuticals, une marque qu’elle recommande régulièrement. En revanche, elle m’a dit de limiter les mélanges de marque (elle avait déjà scandé ce conseil dans ma rubrique Les Dix Commandements) : mieux vaut utiliser la même marque pour le sérum et la crème, les combinaisons étant souvent de petites usines à réaction atomiques pour la peau.


Photographie Lili Barbery-Coulon j’attendrai de partir au ski pour m’acheter la lotion Actinica. Au quotidien, je vais gérer le soleil avec ces deux produits


Un SPF 50 au quotidien
Alors le bilan ? J’ai en effet des petites taches solaires. Normal, c’est de mon âge. Si je ne veux pas en avoir cent mille de plus dans deux ans, il faut que je me méfie beaucoup plus du soleil. Je suis mûre pour le SPF50 au quotidien. Pas les jours où je reste enfermée chez moi. Ni ceux où je fonce dans le métro pour rejoindre un bureau jusqu’à 19h30. Non, les jours où je marche à l’extérieur (et je marche de plus en plus), les jours où je prends un café en terrasse, les jours de vélo (fantasme absolu car j’ai peur de faire du vélo dans Paris) ou de déjeuners au soleil… En ville, elle me recommande d’utiliser Ultra Facial Defense SPF 50+ de Skinceuticals, ou la Actively Correcting and Beautifying BB cream SPF50 de Kiehl’s qui, je le reconnais, est assez bluffante car elle est à la fois légère, pigmentée (donc pas blanchissante) et n’a pas cet effet poudré qui momifie le visage. En vacances, sur un bateau ou au ski, elle me suggère la Lotion Actinica des laboratoires Galderma (ceux qui font Daylong dont je vous ai déjà vanté les mérites dans cet article). Ce produit a été conçu pour des personnes qui présentent un risque important de cancer de la peau. Elle n’est pas parfumée donc idéale pour les peaux sensibles qui ne supportent rien. Niveau protection longue durée, on m’a dit qu’il était difficile de faire mieux. Quant à mes micro taches, pas de quoi s’alarmer. Joëlle m’a dit que je pouvais éventuellement faire quelques séances de lumière pulsée mais j’attends de trouver un lieu avec une super machine et un praticien de qualité pour me lancer. Le problème de tous ces traitements anti taches : ils marchent bien mais à très court terme. Les taches reviennent dès que le soleil stimule la mélanine.


Photographie Lili Barbery-Coulon. Mes lotions du matin


Argent colorectal… euh colloïdal !
Autre réjouissance : ma peau est en effet de plus en plus réactive. Pourtant, on ne peut pas dire que je manque de sommeil ou que je souffre d’un stress démesuré. Je ne fume pas, je mange équilibré, je bois beaucoup (d’eau), quasiment jamais d’alcool, je suis de plus en plus sereine, je fais du sport deux fois par semaine (parfois même trois !). Bref, j’ai une vie tout à fait chiante. Certes je bosse beaucoup mais je crois que c’est aujourd’hui le cas de tous ceux qui ont une activité professionnelle ? Joëlle Ciocco m’a expliqué que les pics de pollution (on était en plein dedans au moment où je l’ai vue) mettaient les épidermes à rude épreuve. Et vu que l’air de nous respirons n’est pas en voie d’amélioration avec la politique menée dans les pays développés, je dois mieux armer ma peau. Le matin, désormais, je mets dix-huit milles lotions, j’ai l’impression d’être devenue coréenne en un mois (je rappelle qu’une Coréenne utilise en moyenne 9 produits chaque matin pour prendre soin de son visage) : Je commence par réveiller ma peau avec un pschit d’eau thermale. Celle que vous préférez, peu importe, en ce moment j’utilise une eau de La Roche Posay, j’aime aussi beaucoup celle d’Uriage et celle d’Avène. Evian, Vichy ou autre : une vaporisation pour réveiller le visage. Puis un kleenex pour éponger l’eau à la surface. Ensuite un coton de Lotion Lactée, qui retire les éventuels résidus de démaquillant de la veille ou de crème de nuit. Si on manque de budget, on peut remplacer la formule par du lait Collosol qui s’achète en pharmacie. Ensuite, j’applique un coton d’argent colloïdal  (en 20ppm)– et non colorectal comme le disent trois copines qui se moquent copieusement de moi par sms depuis quelques jours. J’ai fait quatre herboristeries avant de dégoter ce produit et c’est dans celle de la rue Pasquier que je l’ai trouvé. L’argent colloïdal est une eau incolore dans laquelle on trouve des micro particules d’argent en suspension. C’est un remède bien connu des naturopathes qui joue le rôle d’antibiotique et d’antiseptique naturel. Il est hydratant, légèrement démaquillant mais surtout il permet à la peau de lutter contre les bactéries et les microbes – sans pour autant détruire notre précieuse flore cutanée. J’ai lu mille articles sur le sujet : il n’y a aucune contre indication et le produit est bon marché donc je n’ai pas hésité ! C’est plutôt recommandé pour les peaux réactives. Ensuite, je mets quelques gouttes de Skin Defensive de Joëlle Ciocco dans la paume de ma main et je tapote cette lotion sur l’ensemble du visage. C’est un liquide rosé qui augmente la capacité de la peau à lutter contre les agressions (pollution, froid hivernal, changements de température brusques à cause de la climatisation…). C’est très difficile d’investir dans un produit pareil (133€ les 80ml !) parce que c’est un pari qu’on fait à l’aveugle sur l’avenir : on n’a aucun moyen de savoir si ça marche puisque c’est préventif. Mais comme je fais confiance à Joëlle qui a métamorphosé ma peau depuis que je la connais, j’applique le produit. Ensuite, c’est à moi de choisir la crème parmi ses recommandations : soit j’applique ma crème Retrouvé à what mille (punaise j’ai buriné mon dernier flacon à coup de marteau pour racler le fond et ne pas en perdre une goutte !), soit j’applique mon sérum à l’acide hyaluronique de Skinceuticals (quand je sens que ma peau a plus besoin d’eau que de lipides, voir mon article sur l’hydratation) accompagné d’une de leurs crèmes hydratantes (Joëlle m’a conseillé Daily Moisture de Skinceuticals mais je préfère la texture plus riche d’Emollience avec le froid actuel… et j’ai bien envie de tester le soin Metacell Renewal B3 qui semble bien correspondre à ma problématique anti-âge, rougeurs et taches… même si elle ne m’en a pas parlé). Si ma peau paraît trop rose voire rouge, je dois appliquer Roséliane d’Uriage, une ligne que Joëlle valide complètement.



Photographie Lili Barbery-Coulon. Les crèmes du matin + mon kit Cernor d’Auriga


La cérémonie du soir
Le soir : je reste en mode coréen concernant le nombre de produits à utiliser ! D’abord et avant toute chose, je dois me nettoyer le visage avec le Lait Onctueux Capital. On masse une grosse noisette jusqu’à ce que le produit blanchisse puis devienne huileux et on rince à l’eau du robinet. Deux fois de suite. Pas juste le rinçage, l’opération complète (la plaie !). Joëlle dit qu’on doit le faire deux fois à cause de la pollution qui s’est accrue mais aussi à cause des pigments micronisés dans les fonds de teint et autre BB crèmes, les réflecteurs de lumière et les polymères nichés un peu partout sans parler des filtres solaires. Ensuite, on sèche la peau délicatement. Puis si on a du mal à supporter l’eau du robinet, un pschitt d’eau thermale qu’on éponge avec un kleenex. Un coton de Lotion Lactée (ou de Colossol) sur l’ensemble du visage et du cou (à ce stade, le coton doit rester blanc, si ce n’est pas le cas, c’est qu’on est bon pour un troisième passage de démaquillant… le suicide !). ET C’EST PAS FINI ! Après ça, je dois appliquer sur un coton un peu d’eau minérale et une ampoule de granions de cuivre. Je n’ai pas besoin d’une ampoule entière pour le visage mais une fois cassée, je ne peux rien faire de l’ampoule. N’ayez pas peur de la couleur sombre (qui tache à chaque fois mon lavabo), ça ne se voit pas quand on l’applique. Je tamponne mon visage et mon cou avec ce mélange. Une fois que c’est sec, je dois mettre un soin de nuit (c’est ça, la vieillesse, et dire que pendant des années, elle m’a dit que je n’en avais pas besoin !) : soit le Précieux Cérat, un genre de baume huileux et ruineux qui sent divinement bon et que j’adore, soit l’Elixir Nutritif qui sent la cannelle et qui a été développé pour les peaux sensibles et carrencées. J’alterne les deux soins, un jour sur deux.


Photographie Lili Barbery-Coulon, mon rituel du soir


Un espoir pour les cernes ?
Ca fait des années qu’on me demande de recommander un contour des yeux miraculeux et je ne l’ai toujours pas trouvé. Je pense que c’est LE produit qui reste à inventer. Un soin qui diminuerait les poches et les cernes et éclaircirait la zone comme un anticerne ? Ne rêvez pas, ça n’existe pas ! Cependant, Joëlle m’a conseillé de tenter Cernor d’Auriga, une marque bien connue pour ses formules anti-âge archi concentrées. J’ai acheté le kit qui contient une crème contour des yeux de jour et un genre de sérum pour la nuit. Ca fait seulement une semaine que je l’applique donc je vous en reparlerai si je vois une nette amélioration. Pour l’instant, je suis pleine d’espoir ☺ mais j’ai l’impression que la crème fait boulocher mon concealer Glossier. J’AI DES VRAIS PROBLÈMES DANS LA VIE !



Photographie Lili Barbery-Coulon, mes compléments alimentaires


Le plein de compléments alimentaires
Joëlle m’a également conseillé un certain nombre de compléments alimentaires. D’abord en regardant mon cou, elle m’a dit que mon organisme manquait de magnésium. Une intuition confirmée par mon médecin traitant, consulté deux jours plus tard. Il me restait un flacon de 60 gélules de Magnésium d’Oligosanté, une marque appréciée des micro nutritionnistes. J’ai donc repris ma cure bi-annuelle. Pour lutter contre le vieillissement prématuré de la peau, j’ai droit à Elteans (bourré d’omégas 3 et 6, d’huile de saumon bio et d’huile de bourrache) et Oxyprolane H.A (dosé en acide hyaluronique et en collagène de poisson, donc pas vegan, sorry les végétaliens). Pour la fatigue oculaire due aux excès d’écran (qui nous fait plisser les yeux et donc qui nous creuse les rides d’expression) je dois prendre Optibiol (il y a du zinc, des phospholipides et un extrait de tagète qui apporte de la lutéine qui prévient la cataracte). Et en faisant mon marché en herboristerie et autre pharmacie (j’ai fait quinze pharmacies avant de finalement atterrir à la Grande Pharmacie Bailly en face de la gare Saint Lazare, qui distribue TOUT et vend même en ligne un paquet de produits !), je n’ai pas pu m’empêcher de refaire le plein de Spiruline que je saupoudre dans mon muesli au petit déjeuner. Si avec tout ça, je n’ai pas une peau de rêve dans un mois, je rends mon tablier ! Le problème, c’est qu’à présent, il ne s’agit pas d’avoir une peau de rêve, il s’agit de maintenir le plus longtemps possible ce qui fonctionne bien et prévenir la moindre inflammation. Parce que qui dit feu dit vieillissement prématuré…


J’espère que le compte rendu de ces conseils personnalisés vous permettra d’améliorer votre rituel quotidien. Attention à ne pas tout dupliquer ! Rien ne pourra remplacer une expertise de pro en tête à tête. Connaissiez vous l’argent colloïdal ? Ou les compléments alimentaires dont je parle ci dessus ? Hâte d’avoir vos réactions et vos recommandations !