Lili’s weeklist #7

9/11/2017


1. Le linge de lit Camomile London


Créée en 2014 par Helen Boleto et sa fille Daniela, Camomile London est une jeune marque anglaise de linge de maison. Le duo mère-fille réussit deux prouesses. La première : travailler ensemble (enfin je ne connais pas votre relation avec votre mère mais avouez que même quand on s’entend bien, l’idée de collaborer ensemble du matin à soir paraît assez inouï, non ?). La seconde : associer des imprimés japonais subtils avec la simplicité scandinave et une touche vintage typiquement anglaise. C’est Géraldine Couvreur, qui travaille avec moi, qui m’a fait découvrir cette marque poétique conçue en coton bio, dessinée à Londres et réalisée en Inde par des artisans dans le respect des règles du commerce équitable. Les collections sont sublimes, des turbulettes pour bébés aux coussins en passant par les tours de lit, les plaids pour enfants : tout donne envie de refaire la déco de la chambre des tout petits. Et la marque ne s’adresse pas uniquement aux enfants puisqu’il y a depuis peu une collection canon pour les lits doubles. Ca change du lin uni – que j’adore – qui est désormais décliné partout… Sublime mais luxueux… comptez à peu près 105€ la une housse de couette adulte, 65€ la turbulette et 25€ le coussin. Linge de Lit Camomile London, en vente sur l’eshop de la marque (livraison en Europe). La ligne bébé et junior est disponible chez Smallable.


2. La collaboration Nars x Man Ray


Nars est l’une de mes marques de maquillage préférée. Et ce, depuis l’ouverture de la boutique Colette qui a été la première à lancer les rouges à lèvres du maquilleur François Nars à la fin des années 1990. Je suis une addict des multiples, ces sticks à tout faire qui permettent de poser de la lumière pile là où l’on en a besoin. Et toutes leurs teintes pour les lèvres sont démentielles. Néanmoins, Nars n’est plus la seule marque à jouer dans la cour branchée des pros du pigment. Elle est désormais concurrencée par des dizaines de petites marques hautement désirables qui rendent les Youtubeuses hystériques. Seul moyen de se distinguer dans ce brouhaha cosmétique : créer des collaborations exclusives. Or Nars excelle en la matière. J’ai adoré celle que la ligne a conçue avec la photographe Sarah Moon (les couleurs me faisaient penser à la marque de maquillage Cacharel lancée dans les années 1990 et disparue depuis). Idem pour la collab avec Guy Bourdin. Plus récemment, ils ont développé une collaboration hyper réussie avec Charlotte Gainsbourg. Et ils viennent tout juste de lancer une nouvelle collection éphémère inspirée des photographies et des muses de Man Ray. Les palettes pour les yeux, comme les kits de mini rouges à lèvres sont plus que parfaits. Je suis un peu moins fan de toute la série de produits avec la bouche imprimée dorée mais je prévois une rupture imminente des stocks… 49,50€ la palette de 12 teintes pour les yeux, 49,50€ le kit de 4 mini rouges à lèvres, Nars x Man Ray en exclusivité chez Sephora.


3. Confiture Parisienne L’Or Noir


Je vous écris du Maroc où je suis depuis quelques jours en retraite yoga kundalini. J’ai reçu des messages d’abonnées sur Instagram qui se demandent combien de temps je vais rester encore à me la couler douce à Sidi Kaouki. Patience, je vais bien finir par rentrer ☺ et tout vous raconter (se la couler douce n’est d’ailleurs pas représentatif de mon expérience). Chaque matin depuis notre arrivée, on se lève à l’aube pour faire notre sadhana (la pratique quotidienne du yoga kundalini qu’on doit normalement exécuter à 4h30 avant le levée du soleil, mais que notre prof nous fait généreusement faire à 6h30. Puis 6h, ce matin 5h30 et demain 5h avant de monter dans l’avion pour Paris). On enchaine avec le petit-déjeuner : des fruits et de l’eau chaude avec du jus de citron. Au milieu des pommes et des poires, les dattes semblent être imprégnées de miel. On les savoure avec délice, surtout quand on vient de finir une pratique aussi intense (dont une grosse heure de méditation en position assise). J’adore les dattes depuis que je suis toute petite. Elles me rappellent les pâtisseries orientales que l’une de mes deux grands-mères, pied-noir d’Alger, préparait. La marque Confiture Parisienne vient de lancer une édition de confiture de dattes, de citron et de charbon (pour ses vertus sur la digestion et sa couleur carbone). Imaginée par le chef Rémy Bered du Roch Hôtel, cette confiture est une bonne alternative à la confiture de figue qu’on aime servir à Noël avec le foie gras. Avec un fromage de chèvre bien frais, une volaille ou sur une poire pochée, c’est délicieux aussi. Ca me donne faim d’écrire sur cette confiture… Confiture Parisienne “Or Noir” : 20€ le pot de 250grs en vente sur le site Bazaristain.


4. Les Instastories de Replanter


La semaine dernière, je vous parlais de ce qui continue à me plaire sur Instagram (lisez mon article sur les chaussettes sales, vous comprendrez) malgré les nouveaux algorithmes qui m’empêchent de voir les photos des comptes que j’adore… Et qui vous empêche peut-être aussi parfois de voir mes photos dans votre fil d’actualités ? En tous cas, certains excellent en Instastory, ce module qui permet de publier une suite de photographies et de vidéos éphémères accompagnées de textes et d’émoticones (hautement inspiré par Snapchat sur lequel je n’ai plus le temps d’aller). Parmi eux, il y a Ari Murase que j’ai rencontré par un heureux hasard à Kyoto et qui est connu pour ses jardins miniatures. Je vous avais parlé de lui après mon retour du Japon en 2014. Sur Instagram, il est connu sous le nom de @Replanter. J’aimais déjà son compte Instagram mais je dois dire que ses instastories sont encore plus dingues. Ce jeune artiste partage chaque jour sa discographie en filmant la pochette d’un vinyle qu’il est en train de jouer. Une collection ahurissante d’albums japonais dont je n’ai jamais entendu parler. Il ne poste pas tous les jours mais lorsqu’il le fait, il y met le plus grand soin et l’on découvre de la funk nippone des années 1980, des bandes originales de dessins japonais méconnus, de la soul de Tokyo, des soundtracks de films asiatiques. C’est tellement rafraichissant et exotique ! Une vraie pause au milieu des Instastories sur les déodorants bio (si vous me suivez, vous comprendrez :-). Une mine d’or pour les DJs et tous les amateurs de sons originaux. Petit florilège de découvertes à faire en le suivant sur Instagram : Chiemi Eri Minyo Shu 1, Ucyu Daikaijyu Girara, Miki Sugimoto-Zeroka no Onna Japanese Cat fight movie from Shochiku Counpany, Takeshi Inomata-Drum methodGokumonto, Sarah & Melody-Sound of Pacific, Urutra Q, Goro Noguchi - L.A Express, Kamen Rider ost, Haruko Wanibuchi- Rasyamen, Yumi Kojima Comme des Garcons, Minoru Muraoka-Shakuhachi Rock Ninkyo HenReplanter à suivre sur Instagram !


5. J’adore La Mode Mais C’est Tout Ce Que Je Déteste de Loïc Prigent en format poche


« Non mais je suis en Miu Miu de l’année dernière ne me regarde pas  », « Elle devrait se taire quand elle parle », « Fais pas de photo de moi ici, je suis en train de fakegrammer que je suis au bord d’une piscine », « Mon coiffeur s’est fait percuter par un camion de Botox »… Ces phrases ne sortent pas du cerveau d’un scénariste de série télé sur le monde de la mode. Elles ont toutes été prononcées devant Loïc Prigent qui a commencé il y a quelques années à les retranscrire – sans livrer leurs auteurs – sur Twitter. Réalisateur de documentaires sur la mode, complice de Mademoiselle Agnès avec qui il élabore l’émission géniale « Habillé(e)s pour…  » diffusée chaque saison sur Canal+, Loïc Prigent est l’une des personnes que j’admire le plus dans ce milieu. Quand je travaillais à Vogue, je me précipitais sur chacun de ses articles pour en savourer chaque mot. Il réussit toujours à photographier l’absurdité d’une coulisse de défilé et à emmener le téléspectateur faire un pas de côté avec lui. Il décape avec élégance, pique là où il est grand temps de désinfecter sans jamais être cruel. Bref, je suis fan. Ses petites phrases collectées au fil des défilés paraissent improbables et pourtant elles ne sont que le reflet de ce qu’on entend dans la mode à longueur de journée. L’année dernière, un livre est né, compilant plusieurs saisons de ces citations tordantes. Ou effrayantes… La semaine dernière, il est sorti en version poche accompagnée de quelques autocollants collector : « C’est pas beige, c’est blanc nature  ». Ca se picore comme des cacahuètes à l’heure de l’apéritif : totalement addictif. On ne regrette qu’une chose : ne pas connaître le contexte de chaque phrase prononcée… J’adore La Mode Mais C’est Tout Ce Que Je Déteste de Loïc Prigent, disponible en format poche aux Editions Points, 6,90€.


6. Das Mot, la nouvelle marque de Samar Seraqui de Buttafoco


Ancienne journaliste politique et chroniqueuse littéraire, Samar a créé un blog qui cartonne : Une Libanaise à Paris. On s’est rencontré dans un taxi à Londres à l’occasion d’un voyage de presse Hermès. J’ai tout de suite été intriguée par la beauté piquante de cette fille qui préfère éclater de rire plutôt que de dévoiler ses chagrins. Ses Instastories sont souvent à pleurer de rire et à force de se suivre, on a fini par se prendre d’affection l’une pour l’autre (enfin en tous cas, c’est ce que je ressens pour elle). Elle ose tout, les paillettes et les robes longues dans des situations invraisemblables, n’a aucun mal à se montrer avec ses cernes et à dire qu’elle ne sait pas se maquiller, se filme à la boxe et fait la danse du ventre comme une folle furieuse sur n’importe quelle mélodie de Matthieu Chedid. Essayez donc de la réduire à une « blogueuse mode » et vous verrez que c’est impossible. C’est un bonbon effervescent, elle ne s’arrête jamais de pétiller. Samar vient tout juste de créer sa marque, Das Mot, une ligne de t-shirts et de sweats en coton bio, made in France, inspirés par les films, les livres et la musique que Samar adore. L’un de mes modèles préférés porte le nom Habibi (qui signifie mon amour en arabe si j’ai bien compris) or 10% des bénéfices des vêtements de la marque brodés ou imprimés de ce mot sont reversés à Sila, une association qui favorise la réinsertion en France. Je suis certaine que vous allez beaucoup mais alors beaucoup voir les t-shirts de Samar dans les semaines et les mois qui viennent. Cette fille a la joie de vivre contagieuse ! 60€ le t-shirt Das Mot, en vente sur l’eshop de la marque.


7. Le pop-up store de Claus Porto au Bon Marché


Si vous lisez régulièrement mon blog, vous savez combien j’aime les savons. D’autant plus quand ils sont signés Claus Porto, cette marque portugaise qui accroit subtilement son développement depuis quelques saisons. Souvenez-vous, je vous avais parlé d’elle au moment du lancement presse de leur première boutique à Lisbonne. Bonne nouvelle : les savons mythiques made in Porto, enveloppés de papier imprimé délicat, sont disponibles depuis une semaine au Bon Marché. La marque vient d’installer un pop-up store au deuxième étage de l’espace Maison, au dessus de la Grande Epicerie. A cette occasion, le Bon Marché propose de personnaliser le cachet de cire sur chaque savon avec vos initiales. Vous pourrez aussi découvrir le nouveau parfum de la marque, créée par mon amie Lyn Harris, qui célèbre le 130e anniversaire de Claus Porto. La fragrance, que je n’ai pas encore sentie, est éditée à 1887 exemplaires seulement. Et connaissant le travail de Lyn, je suis sûre qu’elle sent divinement bon. D’ailleurs, le site de Wallpaper a récemment diffusé une vidéo géniale de Lyn en road-trip au Portugal avec Anne-Magreet Honing (qui dirige la création de Claus Porto), toutes les deux à la recherche de senteurs locales. Ce film est un régal pour ceux qui, comme moi, aiment les voyages autant que les parfums… Pop-up Claus Porto au Bon Marché Rive Gauche, Espace Maison, 2e étage, 24 rue de Sèvres, 75007 Paris, 01 44 39 80 00. La personnalisation des savons avec vos initiales est offerte aux clients sur commande en novembre et tous les weekends en décembre.