Lili’s Week List #9

29/11/2017


1. Le béret qui me téléporte en 1992
Vous l’aurez sans doute remarqué, le béret est de retour. Repéré sur les podiums de nombreux défilés et sur la tête des filles qui se font photographiées pendant les fashion weeks, il est à nouveau décliné dans toutes les couleurs et proposé par les marques les plus luxueuses comme les plus abordables. J’ai trouvé le mien chez Monoprix et l’essayer m’a projetée illico en 1992 lorsque j’étais en 1ere A1 (lettres et maths) au Lycée Buffon dans le XVe arrondissement à Paris. C’était l’époque où j’enviais ceux qui avaient le cable et pouvaient regarder les clips sur MTV. Je fumais en douce des Silk Cut parce que je trouvais le paquet super beau (déjà addict au packaging, c’est moche). Je faisais des colorations “prune ardente” à domicile qui donnait des reflets roux à mon carré long et je mettais de l’eyeliner chaque matin avant d’aller au Lycée. En Doc Martens bien évidemment. J’écoutais Morrissey, les Smiths, My Bloody Valentine et Ride à m’en faire péter les tympans dans mon discman et je n’avais qu’un seul rêve : me casser le plus loin possible de l’appartement familial pour ne plus jamais revenir. A la télé, probablement sur M6, la vidéo L’Autre Finistère du groupe Les Innocents passait en boucle. Je voulais être la fille de ce clip. Je voulais qu’on me fasse des déclarations d’amour. Je voulais qu’on m’emmène à l’autre bout de la France. Je voulais son allure, sa féminité. J’ai toujours détesté le son de l’accordéon. Pourtant cette chanson me faisait l’effet d’un plaid en cachemire sur les épaules et d’une promesse : un jour, au fond, tout irait mieux... Je ne sais pas qui s’est occupé de choisir les fringues de la comédienne (peut-être les siennes ?) ni si c’était une actrice ou juste une copine du groupe ? En tous cas, je me souviens que j’ai adopté tout l’attirail pour aller au lycée : le béret, la robe fleurie ainsi qu’un petit blouson de cuir acheté aux Puces de Montreuil pour 30 francs. Lorsque je me suis installée en Irlande, deux ans plus tard, j’ai dû abandonner le béret : c’était trop cliché pour une Française expatriée ! Et voilà que vingt-cinq ans plus tard, il réapparaît sur ma tête. Et je suis bien contente de le porter en étant consciente du chemin parcouru depuis 1992. Au fond j’avais raison : tout finit toujours par s’arranger <3 Béret en laine Monoprix, 12.90€, disponible sur l’e-shop de la marque et en boutiques


2. La collection The Socialite Family
Constance Gennari a fondé le site The Socialite Family il y a quatre ans. Ancienne journaliste de mode enfantine devenue acheteuse d’art pour une agence de pub, Constance a toujours eu une passion pour la décoration. Du coup, elle a contacté ses amis, puis les amis de ses amis, afin de les convaincre de montrer leur intérieur ce qui, en 2013, ne se faisait pas encore beaucoup. D’ailleurs, elle m’avait envoyé un email bien avant le lancement de son blog, lorsqu’elle commençait à préparer ses sujets mais l’idée d’exposer mon appart me crispait. Bon ben depuis, j’ai fait sauter pas mal de verrous :-)))... enfin c’est ce que vous devez vous dire si vous me suivez sur Instagram. Néanmoins, je continue à faire preuve d’une grande résistance à ce sujet. D’abord parce que je partage ma vie avec un homme qui n’a pas particulièrement envie que je montre sa collection de guitares, ses dessins personnels et ses vapoteuses. Et aussi parce que j’ai toujours peur d’être dans un rapport “regardez comme ma vie a l’air plus belle que la vôtre” avec le lecteur, le risque majeur de ce genre de shootings où tout a l’air plus que parfait. N’empêche qu’elle est drôlement forte Constance ! Non seulement ses portraits de famille sont addictifs mais elle a réussi à se renouveler en faisant évoluer son blog vers un site complet. Sur TSF (le raccourci pour The Socialite Family), on trouve plein de conseils pour aménager son intérieur mais aussi un eshop avec des pièces magnifiques. Elle multiplie les collaborations avec des marques qui lui correspondent (vous aviez peut-être repéré celle avec La Redoute. Et depuis le 28 octobre 2017, elle s’est installée au Bon Marché, au premier étage côté prêt-à-porter féminin, avec un corner éphémère rempli d’objets qu’elle a développés spécialement pour The Socialite Family. Des coussins en velours, des plaids en gaze de coton (ceux photographiés dans la salle de bain de la photo d’ouverture, ci-dessus), des bougies parfumées, et des savons illustrés hilarants : il y a un “savon pour les fesses”, un autre pour les “sales gosses” et un, plus sage, pour “le corps et l’esprit”. Tous ces objets sont en ligne mais si vous voulez voir in situ, vous avez jusqu’au 31 décembre 2017 pour découvrir le Corner TSF au Bon Marché. Et promis, Constance, on va bien finir par accorder un jour nos agendas afin que tu nous livres une recette de cuisine italienne pour ma rubrique Recettes ! Corner TSF au Bon Marché Rive Gauche jusqu’au 31 décembre 2017, 24 rue de Sèvres, Paris 7e, Tel : 01 44 39 88 00, ouvert de 10h à 20h tous les jours et les dimanches de 11h à 20h, 49€ le plaid, à partir de 59€ le coussin, 12€ le savon...


3. Jo Malone x Jonathan Saunders
Les Anglais ne déconnent pas avec les fêtes de fin d’année. C’est sans doute pour cette raison que la marque Jo Malone a, chaque année, la plus jolie collection de cadeaux beauté. Du calendrier de l’Avent à what mille (je n’ose même pas écrire le prix tellement c’est cher et le plus fou c’est que chaque année, il est vendu en quelques secondes à des collectionneurs un brin maniaques) aux bougies parfumées, leurs offres sont irrésistibles. Cette saison, ils ont demandé au designer anglais Jonathan Saunders d’imaginer des imprimés pour rhabiller leurs produits phares. Mon préféré est ce set de mini savons qui ressemble à une boîte de macarons. Les quinze petits pains font la taille d’un macaron, un poil plus fin que ceux qu’on trouve dans les chambres d’hôtels à côté du lavabo, et sont parfumés aux senteurs Lime Basil & Mandarin, English Pear & Freesia et Red Roses. Je ne sais pas ce que je vais faire du cylindre en carton lorsque j’aurai terminé tous les savons mais inutile de vous dire que je vais le garder, car “il me donne de la joie” comme dirait Marie Kondo. Collection de savons miniatures Jo Malone en édition limitée pour les fêtes, 40€ le set de 15 savons de 13.50grs chaque, disponible sur le site de Jo Malone et en boutiques


4. Les essentiels méditerranéens de Daphnis and Chloé
Je vous ai déjà parlé plein de fois de Daphnis and Chloé, cette petite marque grecque spécialisée dans les plantes aromatiques séchées. C’est d’ailleurs Evangelia, co-fondatrice de cette marque, qui m’a convaincue d’abandonner mon projet de voyage dans les Cyclades pour un road-trip dans le Péloponnèse (l’un des plus beaux voyages de ma vie, allez-y, allez-y, allez-y). Daphnis and Chloe vient tout juste de lancer un coffret réunissant six extraits de ses plus belles plantes. Le duo de créatrices caché derrière cette marque source les herbes les plus savoureuses et passe un temps fou à convaincre les paysans grecs de leur réserver leurs récoltes. Elles sont très respectueuses de leur terre et mettent plus que des fleurs séchées dans leurs jolis écrins. Lorsque j’ai vu Evangelia au printemps dernier dans son petit bureau à Athènes, j’ai été vraiment émue et impressionnée par son engagement et sa volonté. Elle est si fière de son pays et de ses ressources… et elle a bien raison ! J’ai reçu le coffret il y a deux jours et je peux vous dire qu’à chaque bocal ouvert, c’est toute la Grèce qui se glisse dans votre assiette. De quoi pimper vos légumes d’hiver ! Coffret Mediterranean Essentials Daphnis and Chloé, 45.90€, disponible sur l’e-shop de la marque (livraison mondiale) et chez Kilikio, 34 rue Notre Dame de Nazareth, Paris 3e, Tel : 09 83 33 88 24


5. Pep-start baume perfecteur teinté de Clinique
Je me maquille de moins en moins, comme vous l’avez sans doute remarqué sur Instagram. En revanche, ma consommation de baumes pour les lèvres est délirante. Je suis complètement addict à ce geste que je répète inlassablement tout au long de la journée. Manque de bol, je suis réactive à plein de composants, dont des ingrédients potentiellement vertueux et 100% naturels (la cire d’abeille ne me réussit pas du tout par exemple, l’huile de coco non plus...). Du coup, je suis toujours en quête de la bonne formule. Cette collection de baumes teintés de Clinique est démente : les couleurs sont flatteuses (sur la photo avec le béret, je porte d’ailleurs la nuance “Tangerine”) et la formule relève le défi d’empêcher mes lèvres de se dessécher. La composition est riche en glycérine, en beurre de karité et en vitamine E mais elle contient aussi des ingrédients qui font bondir les adeptes du tout bio cosmétique (de l’huile minérale par exemple). Moi je remarque juste que 1) mes lèvres sont plus hydratées 2) je ne fais pas de réaction 3) la couleur est subtile et jolie 4) la bouche est dewy mais je n’ai cependant pas l’air d’avoir tout juste terminé de manger une cuisse de poulet avec les doigts... Bref, tout ce que j’attends d’un baume. Pep-start baume perfecteur teinté de Clinique, 17€ sur le site de Clinique et 18,95€ chez Sephora


6. Les cahiers Minus
Une de mes amies a récemment partagé la liste que son fils a dressé à l’attention du Père Noël. Dans cette lettre manuscrite, il a commandé des Lego et un smartphone - le Graal pour tout enfant de sa génération. Mais un peu plus bas, il a écrit ce voeu qui m’a mis les larmes aux yeux : “des souvenirs”. Peut-on rêver d’un cadeau plus merveilleux ? Quelle poésie de la part de ce petit garçon ! De mon côté, je ne cesse de faire remarquer à ma fille, lorsqu’elle énumère tous les machins à paillettes qu’elle aimerait voir trôner dans sa chambre, qu’elle se souvient plus facilement des expériences que nous partageons en famille que des jouets qu’elle a reçus il y a un an ou deux. Il se trouve qu’un cadeau a marqué sa mémoire plus que tous les autres à l’occasion de son dixième anniversaire : ce livre que vous voyez en photo ci-dessus. Il lui a été offert par sa super copine Joséphine qui a dix ans elle-aussi. La Fabuleuse et Rocambolesque Histoire de Ta Vie est un cahier d’anniversaire qui permet à celui ou celle qui l’offre de dresser le portrait de son ami.e. Le livre qui ressemble à un cahier d’activités propose à l’enfant une série de questions, des réponses à découper, des espaces pour coller des photos ou pour dessiner. Ma fille a été tellement touchée qu’elle a dormi avec pendant près d’un mois et a évidemment décidé de composer le même livre pour Joséphine avec la complicité de sa mère qui nous a envoyé un paquet de photos et d’anecdotes irrésistibles. Les Éditions Minus qui publient ce drôle de cahier à customiser produisent aussi une variété d’ouvrages pour tous types d’occasions : une naissance (9 Mois à T’attendre, Ta Première Année de A à Z), un cadeau pour les grands-parents (Papi, Mamie et Moi), un mariage (Oh My God Je me Marie)... Ils éditent aussi des kits de discussion pour jouer à table et enfin obtenir de votre enfant qu’il raconte les moments forts de sa journée à l’école. Je ne suis pas folle du graphisme (en même temps, je sais que je suis particulièrement “reloue” sur ce point) mais chaque produit est pensé avec intelligence. Et surtout : les enfants adorent ! Cahier d’anniversaire La Fabuleuse et Rocambolesque Histoire de Ta Vie !, aux Éditions Minus, 16€, en vente sur le site de Minus et en librairies


7. Pleasure Garden Magazine Numéro 2
Pleasure Garden est un magazine bi-annuel né du désir du jardinier John Tebbs, fondateur du sublime site The Garden Edit. J’ai rencontré John il y a quelques années à Londres. M le magazine du Monde m’avait demandé de faire le portrait de ce passionné de jardins au look plus-hipster-tu-meurs. Pour vous donner une idée du niveau d’hipsterisation de cette personne absolument irrésistible, je vous dirais simplement que ce barbu m’a emmené dans un café vegan boire une tisane d’hibiscus pour l’interview. Peu de temps après, il a commencé à tenir une rubrique hebdomadaire pour le M dans laquelle il partage ses coups de coeur et les tendances repérées ici et là. Il y a six mois, il a lancé un magazine magnifique avec la complicité d’Eric Pillault (ancien directeur de création de M le magazine du Monde, récemment nommé directeur de création de GQ) qui aime autant le Japon que les fleurs. Ensemble, ils ont créé une revue qui donne vraiment envie d’acheter du papier. Rien à voir avec un magazine dédié au jardinage, Pleasure Garden offre une carte blanche à des photographes (Jo Metson Scott, Tom Johnson, Annie Collinge...) et des auteur.e.s afin de créer une conversation autour du végétal. Le format est plus grand qu’un magazine traditionnel, il est tiré sur un beau papier mat qu’on a envie de conserver, il pèse une tonne et dépasse les deux cent pages. C’est un ovni qui n’a rien d’autre à vendre que le plaisir ressenti au fil des pages. Le deuxième numéro est déjà en vente sur le site The Garden Edit et vous devriez également le trouver dès le début du mois de décembre 2017 chez Colette, à la Librairie Yvon Lambert ou chez 0fr. Pleasure Garden Magazine, 20£ en vente sur le site The Garden Edit (frais de ports non inclus)