Lili’s Week List #5

18/10/2017


1. Les rouges à lèvres miniature de Tom Ford


Je suis assez bluffée par la ligne de beauté que Tom Ford a réussi à créer au sein du groupe Estée Lauder en si peu d’années. Il faut dire que le créateur de mode Texan est un maniaque de cosmétiques. Lorsque j’ai été invitée au lancement de son maquillage à Londres en 2011, j’ai eu la chance de dîner à sa table (angoisse totale au moment de choisir ma tenue, du coup, j’avais une robe beaucoup trop habillée, complètement inappropriée à la circonstance). J’étais assise à côté de l’une de ses collaboratrices qui m’a confié qu’il connaissait toutes les marques de beauté vendues en parfumerie et en parapharmacie, qu’il avait testé tous les fonds de teint de la concurrence et qu’il ne laissait rien au hasard. D’ailleurs, je suis sûre que l’éclairage, ce soir-là, avait été pensé pour le mettre en valeur afin qu’il paraisse encore plus jeune. Et ça a marché : toutes les journalistes étaient médusées en l’écoutant parler. Le matin-même, j’avais testé son personal trainer qui m’avait fait courir dans un parc anglais en serrant le périnée. Du coup, je ne peux pas m’empêcher de penser à “l’intégralité” de la musculature de Tom Ford lorsque je le vois dans un magazine. :-) Blague à part, son maquillage est plus que parfait et ses parfums sont souvent très identifiables (une qualité essentielle à mon sens). Le bémol : les tarifs de chaque produit qui à l’instar de sa ligne de prêt-à-porter sont vertigineux. Il vient tout juste de lancer cinquante-six rouges à lèvres en format miniature (édition limitée). Une idée géniale à plusieurs titres. D’abord, le prix est moins cher qu’un grand format (la taille traditionnelle coûte un peu plus de 50€ tout de même). Ensuite, les mini packs sont très mignons et faciles à emporter partout avec soi. Enfin, je possède beaucoup de rouges à lèvres dont je ne me sers jamais jusqu’à la fin du bâton et qui finissent par vieillir gentiment dans mon tiroir de salle de bains. Mon préféré dans la gamme est la teinte Warren, un rouge vibrant aussi confortable qu’un baume nourrissant. Rouges à lèvres Boys and Girls format miniature de Tom Ford Beauty (en édition limitée) 33,92€ sur Net-a-Porter


2. Kneidler, un film de Frankie Wallach


Je vous ai déjà parlé de Grandmas Project, une web série collaborative créée et produite par Jonas Pariente. A l’époque, il cherchait à récolter des fonds pour lancer une première série de films dédiés aux recettes de grands-mères, celles qu’on note sur un coin de table en les regardant faire (vous pouvez aller regarder le film expliquant le concept de la web série ici). Depuis sa campagne Kickstarter, les films sont nés, diffusés progressivement sur le site Grandmasproject mais aussi sur les réseaux sociaux. Récemment, ils m’ont envoyé leur petit dernier : Kneidler de Frankie Wallach, une jeune actrice parisienne qui filme ici sa grand-mère polonaise Julia en train de préparer un bouillon de poulet avec des boulettes de pain azim épicé. J’ai un peu tardé pour ouvrir leur email et il a fallu qu’on me relance plusieurs fois pour que je prenne enfin le temps de regarder ce court métrage de 8 minutes. J’avais envie de le regarder mais tellement d’autres trucs à finir… L’insistance d’Axelle, assistante de production chez Grandmas Project, a fini par fonctionner. Je me suis posée et j’ai regardé. Et j’ai pleuré. J’ai ri aussi. Ce petit film est d’une tendresse infinie. On sent bien l’amour inconditionnel entre la petite-fille et sa grand-mère. Mais il questionne aussi ce qu’on transmet dans un plat qu’on fait et refait inlassablement depuis toujours : un morceau de son histoire, la survie d’une tradition, et toutes ses émotions. Julia remonte ses manches avec énergie pour préparer son bouillon, on la voit utiliser une pince télescopique pour attrapper les ustensiles en hauteur. Et puis, quand on regarde bien, sur son bras, est inscrit un drôle de tatouage. Quelques chiffres qui semblent effacés par le temps. Ceux de son matricule dans les camps. A voir absolument. Kneidler de Frankie Wallach dans le cadre de Grandmas Project, à regarder gratuitement dès aujourd’hui (ça dure 8 minutes), et si vous voulez subventionner cette web série collaborative, c’est par ici


3. Coffret d’huiles pour le bain Susanne Kaufmann


Difficile d’aimanter l’attention des journalistes et des influenceurs qui reçoivent chaque semaine l’équivalent d’un semi-remorque rempli de produits de beauté. Pourtant, la marque Susanne Kaufmann a réussi à se hisser très rapidement sur le podium des cosmétiques les plus désirables. La raison ? Pour commencer, son packaging clinique et minimal rompt avec l’identité visuelle des soins à base d’ingrédients naturels. De quoi aiguiser la curiosité des amateurs d’épure. Et puis, il y a l’histoire surprenante de la créatrice, Susanne Kaufmann, une autrichienne qui a grandi dans la forêt de Bregenz. Enfant, sa grand-mère lui transmet sa passion des plantes avec lesquelles elle élabore des remèdes. A 23 ans seulement, elle se retrouve aux commandes de l’hôtel de sa famille et se met à créer des soins naturels pour les clients du spa. Dix ans plus tard, en 2003, elle commercialise sa ligne éponyme composée avec l’aide de pharmaciens et de dermatologues. Evidemment, on retrouve toute la panoplie des plantes issues de la forêt de Bregenz. Des fleurs, des huiles végétales, des extraits d’herbes aromatiques… J’adore ce coffret d’huiles pour le bain infusées à l’hamamélis, aux épices, au patchouli et à la lavande. Futurs délices du dimanche soir. La marque a aussi lancé un coffret de six petits flacons d’huiles pour le corps que j’utilise directement sur ma peau ou additionnées au bain. Bath Trio Coffret de trois huiles pour le bain (3x 30ml, ce sont de petits flacons) 25€ chez Nose, en cours de réassort, 25€ sur le site de la marque. Gift set de 6 huiles pour le corps (6x 30ml) 65€


4. Le Calendrier de l’Avent Le Chocolat des Français


Quand j’étais petite, on trouvait des calendriers de l’Avent uniquement chez les familles chrétiennes et croyantes. Il s’agissait souvent d’un carton assez mince avec 24 fenêtres, dont 23 cachaient une image pieuse (whaou la fête...). Le vingt-quatrième jour, si on avait du bol, on recevait un petit chocolat industriel. Lorsque ma fille a été en âge de comprendre Noël, j’ai commencé à m’exciter sur la déco et comme je n’aimais pas l’esthétisme des calendriers Kinder ou Playmobil, j’ai fabriqué mes propres versions - ici, ou encore - (en y réfléchissant, je comprends mieux pourquoi je n’avais pas le temps de faire du sport à cette époque). Evidemment, le jour où elle a découvert, à la caisse du Franprix, l’existence des calendriers de l’Avent à l’effigie de La Reine des Neiges, mes confections DIY ont perdu tout intérêt à ses yeux. Désormais, les enfants ne sont plus les seuls à être matraqués avec l’Avent, toutes les marques cosmétiques ou presque déclinent leur propre calendrier. L’un des plus beaux que j’ai découvert en avant-première est signé Jo Malone (mais il coûte un bras, en vente à partir de novembre), il y en a un aussi époustouflant chez Diptyque qui sortira en novembre (et hop, un deuxième bras) et l’un des meilleurs rapports qualité/prix reste celui de L’Occitane avec 24 mini produits à embarquer en voyage (49€ déjà en vente sur leur site). N’empêche qu’entre du chocolat et des flacons de gels parfumés pour le bain, je choisis ce qui se mange. La marque Le Chocolat des Français créée en 2014 par un trio de gourmands diplômés d’une école d’art vient de lancer un calendrier illustré par Axelle Doppelt. Un arc-en-ciel qui résume en souriant cinq mille ans d’Histoire en vingt-quatre jours, des mammouths aux hipsters en passant par les hommes du Moyen Age, le Roi Soleil, l’Empire, les années folles et les hippies… Chaque jour, on découvre un chocolat miniature made in France et 100% naturel, au beurre de cacao, sans huile de palme ni conservateur (praliné spéculoos, boules de noël pétillantes, gianduja, rochers aux noisettes…) Comment ça, on n’est qu’en octobre ? Certes, les fêtes de Noël paraissent encore loin mais c’est le genre d’objet en édition limitée qui pourrait bien être dévalisé avant le 1er décembre. Le Calendrier de l’Avent Le Chocolat des Français, 25€ vendu en ligne sur leur site, mais aussi chez Colette, aux Galeries Lafayette et à la Maison Plisson.


5. Milky Way de Vincent Ferrane 45€


On critique Facebook et les réseaux sociaux du matin au soir. N’empêche qu’on y est tous ou presque et que si on fait le bon tri (ne pas suivre les comptes malveillants, dégager les “amis” toxiques qui usent votre énergie et tiennent le crachoir sur tous les sujets y compris ceux qu’ils ne maîtrisent pas), il arrive qu’on y découvre de vrais trésors. Il y a dix jours, un de mes amis a partagé la sortie du livre d’un copain à lui, le félicitant publiquement. Les photos ont capté mon attention et je suis allée lire tout ce que j’ai trouvé sur ce projet singulier. Vincent Ferrané est un photographe de 43 ans installé à Paris dont vous avez peut-être déjà vu le travail dans Elle ou Grazia. Pendant plusieurs mois, de la naissance de son enfant jusqu’à la fin de l’allaitement maternel, il a pris en photo sa compagne en train de nourrir leur bébé. Toujours la nuit. Toujours avec la même lumière qui n’est pas sans rappeler certaines photographies de Juergen Teller. Une palette de teintes chair, aussi douces que crues. Ces images sont d’une justesse incroyable. Elles nous plongent dans cette parenthèse particulière que constitue l’arrivée d’un nourrisson dans la vie d’un couple. La fatigue. L’épuisement même. La fascination. La béatitude. Le huis clos. Le décalage constant avec le monde du dehors. Et puis, au fil des jours, l’allaitement sort de son statut extraordinaire pour rejoindre la banalité du quotidien. Ces images m’ont projetée dix ans en arrière, quand ma fille venait de naître et que je regardais ahurie ce que mon corps fabriquait rien que pour elle. Un livre magnifique édité en toute petite quantité, donc à ne pas manquer. Milky Way de Vincent Ferrané, 45€ aux Editions Libraryman, 2017. Format : 21,5 cm x 27,5 cm. 64 pages. Première édition, imprimée à 500 exemplaires. Edition spéciale de 25 exemplaires avec tirage original signé par l’artiste


6. Les ballerines Miu Miu


J’ai des grands pieds. Soupirs. Et si je me vantais à dix ans de pouvoir me chausser chez les adultes, j’ai commencé à trouver ça nettement moins drôle, cinq ans plus tard, quand j’ai commencé à chercher ma pointure chez des enseignes bon marché. Mes pieds sont longs et ils sont larges : la double peine. Du coup, il n’y a pas tant de marques qui me vont sans me torturer. Aujourd’hui, il y a bien évidemment Sézane, And Other Stories et Acne Studios qui vont jusqu’au 41, mais pendant longtemps seules Prada et Miu Miu proposaient des souliers qui étaient confortables pour mes extrémités. J’ai gardé pour ces deux marques une tendresse infinie et je continue à aller essayer leurs modèles avant ceux des autres boutiques. Miu Miu est devenu l’expert des chaussures ornementées, des sandales strassées et des ballerines perlées. J’ai d’ailleurs une vieille paire Miu Miu de chaussures pailletées argentées dont je n’arrive pas à me séparer alors qu’elles sont vraiment “au bout du quai”. En fouinant sur Google à la recherche d’une traduction cosmétique, j’ai atterri sur le site de la marque (la procrastination est douée pour vous faire prendre les détours les plus surprenants) et j’ai découvert cette paire de babies à paillettes multicolores surmontées d’une grosse perle en guise de fermoir. Je les adore. D’autant que comme je suis presque tous les jours en uniforme jean/t-shirt (quand c’est pas sweat-shirt/legging de yoga), une paire de souliers semblant sortis du Magicien d’Oz permet d’upgrader un peu l’allure. Mais je vais devoir patienter, c’est pas trop le moment de faire la maligne avec ma carte bleue… Ballerines Mary Jane de Miu Miu en tissu pailleté avec une perle pour fermoir, 495€ la paire


7. Les ateliers Bogato à l’Hôtel Bienvenue


Je vous ai déjà parlé des ateliers de pâtisseries Bogato pour les petits sur le blog. Il faut dire qu’ils sont vraiment géniaux, j’y ai emmené plein d’enfants et c’est un franc succès à chaque fois. Néanmoins, depuis que j’ai emménagé Rive Droite, je me rends moins souvent dans cette super boutique du 14e arrondissement. Bonne nouvelle pour ceux qui habitent dans le Nord de Paris : les cours de pâtisserie Bogato sont désormais disponibles à l’Hôtel Bienvenue dans le 9e ! Les mercredis après-midis, les cuisines de l’hôtel sont réservées aux kids de 15h30 à 17h. Et les samedis, on peut aussi booker un atelier enfant avec un adulte (un parent, une marraine, un tonton, une grand-mère...) de 15h30 à 17h, une option formidable puisqu’elle permet de partager un moment particulier avec son enfant. Au programme des semaines à venir : fabrication de cupcakes fantômes, gâteaux en forme de faux hamburger, sablés à accrocher au sapin… Atelier Bogato pour les petits et les grands, 29€ par personne (adulte ou enfant), réservations en ligne sur le site de Bogato, Hotel Bienvenue, 23 rue Buffault, Paris 9e. Tel : 01 48 78 32 18