Lili’s Week List #1

20/09/2017


Ca fait un moment que je réfléchis à un moyen de vous parler de mes coups de coeur. Les semaines passent et je me rends compte avec effroi que cette palette que j’adorais n’est plus en vente ou bien que cette collaboration éphémère a disparu… parce que j’ai trop attendu ! Du coup, je nous ai concocté un petit rendez-vous hebdomadaire pour vous livrer mes sept lubies du moment. J’espère que cette nouvelle rubrique vous plaira <3



1. Boucle d’oreille Moon de White Bird

White Bird est l’une de mes boutiques de bijoux préférées. Situé rue du Mont Thabor en face de chez Frédéric Malle et à quelques pas de Maisie Café, ce concept-store joaillier distribue depuis sept ans les créations poétiques de Charlotte Chesnais, Yannis Sergakis, Myrtille Beck, Naohiko Noguchi… La boutique vient tout juste de lancer sa propre ligne de bijoux et la bonne nouvelle c’est que les tarifs sont raisonnables. Ce petit “stud” en forme de croissant de lune en or 18 carats coûte 120€ l’unité (le principe est de n’en porter qu’une et de la mélanger avec une boucle plus longue). Le détail malin : l’attache recourbée qui permet de dormir avec sans s’enfoncer le pic derrière l’oreille. Attention cependant car j’ai failli la perdre à trois reprises en retirant mon col roulé. Boucle d’oreille Moon de White Bird en or 18 carats, 120€. En vente à partir du 21 septembre 2017 en boutique et sur le site.
 


2 Drawings de Lou Doillon pour Astier de Villatte

Je sais. Je vais encore vous saouler avec Astier de Villatte... Ce n’est pas comme si je n’en parlais pas déjà toutes les semaines sur Instagram. Connue pour ses céramiques émaillées, la marque vient de lancer une collaboration avec Lou Doillon. L’occasion de découvrir que cette jeune femme n’est pas seulement une “fille de” (en même temps, on ne va pas lui reprocher son arbre généalogique iconique), brillante chanteuse, actrice et égérie à ses heures perdues. Lou Doillon dessine. Depuis longtemps. Le livre Drawings, édité par Astier de Villatte, rassemble plusieurs dizaines de selfies d’un nouveau genre : des autoportraits où l’on ne voit pas son visage mais uniquement ce qu’elle regarde lorsqu’elle se penche sur ses jambes, ses mains, le détail de son chemisier entrouvert, les pliures de son jean, la semelle écornée de ses souliers... Ça a l’air tout simple – d’autant qu’on est habitué à voir des logiciels informatiques transformer des photographies en “dessins” du même genre – mais c’est en vérité extrêmement académique. Doué. Incroyablement difficile. Je suis particulièrement touchée par la justesse des mains. Sans doute la partie du corps la plus éprouvante à dessiner. Le Livre Drawings par Lou Doillon, Editions Astier de Villatte, coûte 39€. Disponible chez Astier de Villatte et chez Colette. Il y a également une collection de mugs en céramique émaillée sur lesquels on retrouve les mains de Lou, 98€ pièce.


3. Body Hero de Glossier

Cette image est importante. Elle est même essentielle. On pourrait dire que Dove a déjà tenté de réhabiliter la vérité du corps des femmes dans ses campagnes publicitaires. La marque n’a cependant jamais réussi à concilier notre besoin d’authenticité avec un zeste de branchitude. Glossier, la marque de beauté américaine créée par Emily Weiss qui vient tout juste d’être lancée chez Colette (vendue jusqu’au 20 décembre 2017 donc pas de panique, il y en aura pour tout le monde) réussit cependant à prouver qu’il est possible de créer du désir en montrant des corps qui ne correspondent pas à ceux dont on fait habituellement la promotion. Ça n’a l’air de rien mais montrer ces corps normaux est une petite révolution et une grande victoire. J’avais déjà été impressionnée par la campagne d’Outdoor Voices (dont je vous ai parlé ici), je suis également de très près la manière dont la marque Thinx - qui conçoit des sous-vêtements exclusivement pour les règles - communique sur les réseaux sociaux et les femmes qu’elle choisit de montrer. Il est grand temps que les marques fassent la promotion de la pluralité des corps qui existent tout autour de nous, et pas seulement d’un seul modèle taille 32 (avec tout le respect que j’ai pour les filles ultra minces qui ne méritent pas qu’on leur crache à la figure comme je vois qu’on le fait sur les réseaux sociaux). Il est grand temps qu’on apprenne à s’aimer à la fois nues et habillées. Il y a évidemment plein de chemins pour y arriver (à ce sujet, vous pouvez lire ici l’article « Comment je me suis réconciliée avec mon corps » que j’ai publié sur le blog il y a quelques mois). Reconnaissons que c’est quand même sacrément difficile de se trouver jolie quand on est bastonné toute la journée d’images de corps virtuels, retouchés, affamés, ou appartenant à des jeunes filles qui viennent tout juste d’avoir leurs premières règles. Cette campagne Glossier est tellement jouissive que je suis à deux doigts de me mettre à poil sur les réseaux sociaux :-) Bravo Emily, you really are amazing ! Oh et par ailleurs, l’huile pour la douche et la crème pour le corps de Glossier baptisées Body Hero sont parfaitement formulées et subtilement parfumées à la fleur d’oranger. Irrésistibles. Gamme Body Hero de Glossier –en vente chez Colette, uniquement en boutique à Paris, 213 rue Saint Honoré, Paris 1er. L’huile pour le corps Daily Oil Wash coûte 17€ et la crème pour le corps Daily Perfecting Cream coûte 20€.



4. Les t-shirts Patine

Pendant des années, je me suis achetée des t-shirts sans me poser la moindre question. Ni au sujet de leur coupe, encore moins sur la provenance du coton (bio ou pas bio) ni sur les conditions de fabrication du vêtement. Lorsque j’ai commencé à travailler pour le magazine Vogue, il y a déjà quelques années, j’ai compris que la quête du t-shirt idéal, parfaitement coupé, qui fait de jolies épaules, ne grossit pas les bras et embellit les formes est aussi compliquée pour les modeux que de dénicher une fraise bio en plein hiver. Je me souviens de certaines discussions de rédactrices de mode sur le nombre de revers à faire au niveau des manches… Je ne m’étais jamais posée ce genre de questions en enfilant ce que je considérais comme le basic lambda d’une garde-robe ! Pourtant, au fil des années, je me suis aperçue que je remettais très souvent les mêmes t-shirts, usés jusqu’à la dernière fibre, parce qu’au fond, peu d’entre eux nous vont vraiment bien. Charlotte Dereux s’est posée toutes ces questions pour nous et a créé la marque Patine, une ligne de t-shirts en coton bio (issu de Turquie et filé en Autriche), fabriqués au Portugal et dont la coupe a été crash-testée par tout son entourage. J’ai déjà acheté le modèle « La Boom » et je vais probablement craquer pour le rose milkshake « Willie Cool Oversize ». Les tee-shirts sont chers, surtout si on les compare aux prix pratiqués par H&M, mais c’est le tarif à payer pour une petite production de start-upeuse obsédée par le bilan carbone et le bien-être des fabricants... T-shirt Patine. Prix 45€ sans message et 50€ avec message, en vente online uniquement.


5. Les parfums pour cheveux Byredo

On pense rarement à se parfumer les cheveux. Et pourtant, il y a une poésie derrière ce geste qui consiste à vaporiser son parfum sur la nuque, un chignon ou une natte défaite. Utiliser son parfum habituel n’est peut-être pas la meilleure chose à faire car les formules sont rarement compatibles avec les besoins du cheveu et peuvent même l’abîmer. Il faut donc des soins adaptés. Byredo vient justement de décliner six fragrances en parfums pour cheveux. Mes trois préférées sont Bal d’Afrique, Gypsy Water et Mojave Ghost dont j’aime déjà toutes les déclinaisons (huiles pour le bain, savons, crèmes pour les mains…). En prime, les packagings canons qui ont de quoi pimper même la salle de bain la plus lugubre. Byredo, parfums pour cheveux Bal d’Afrique, Gypsy Water et Mojave Ghost, 75ml, 45€. En vente sur le site ByRedo, au Bon Marché et chez Colette.



6. La Crème Riche Tata Harper

Pour tout vous avouer, je n’ai toujours pas choisi mon camp entre les marques qui privilégient des formules aux ingrédients 100% naturels et bio, et les formules qui utilisent de nombreux ingrédients synthétiques (y compris ceux qui sont systématiquement pointés du doigt sur les réseaux sociaux…). J’essaie de manger bio la plupart du temps. J’ai fait beaucoup d’efforts afin que mon alimentation soit en phase avec ma quête de justice environnementale et mes inquiétudes concernant ma santé à long terme. Néanmoins, en ce qui concerne les cosmétiques je suis encore régulièrement déçue par les marques 100% naturelles. Soit parce que les textures sont un peu trop collantes, qu’elles ont du mal à pénétrer, soit parce que les senteurs ne correspondent pas à mes goûts, soit parce que ma peau tolère mal les concentrations élevées d’huiles essentielles ou certains conservateurs bio, soit parce que l’effet sur ma peau n’est pas à la hauteur d’une formule synthétique. Tata Harper fait partie des rares marques qui m’ont pourtant totalement réconciliée avec la cosmétique bio. Je vous ai déjà parlé d’elle ici. Elle vient tout juste de lancer sa nouvelle Crème Riche pour les peaux dénutries, sèches, en manque de lipides (si vous avez du mal à savoir si votre peau est déshydratée ou dénutrie, vous pouvez relire l’article « Tout ce que vous avez toujours rêvé de savoir sur l’hydratation »). La texture est très onctueuse, élastique, elle ne pénètre pas instantanément du coup je vous recommande de l’appliquer avant le brossage de dents. Ces trois petites minutes seront largement suffisantes pour que votre peau absorbe le soin et que vous puissiez vous maquiller. Tata Harper a mis trois ans à développer sa formule qui contient 43 actifs d’origine naturelle. Enfin le nombre n’est pas toujours synonyme de résultats, il y a des formules courtes en cosmétique qui sont géniales. En tous cas, cette crème correspond pile à ce dont j’ai besoin après avoir desséché ma peau au soleil tout l’été. Deux bémols cependant : d’abord le prix (n’y a-t-il pas un moyen de faire des produits de qualité avec des ingrédients de qualité pour un tarif moins élevé ?), et le conditionnement en pot. En effet, je préfère toujours les packs airless qui sont moins jolis mais qui permettent de réduire le nombre de conservateurs dans une formule et de limiter l’intrusion de bactéries qu’on dépose chaque jour en plongeant ses doigts dans le pot. N’empêche, ce produit pour peaux sèches ou « matures » est vraiment de très grande qualité. La Crème Riche de Tata Harper est disponible chez Oh My Cream, 50ml, 185€.



7. Paillasson Wear Lemonade x Monoprix

Cela fait quelques jours que j’ai troqué mon vieux paillasson contre celui imaginé par mon amie Lisa Gachet pour la collaboration Wear Lemonade x Monoprix. Et je dois dire que rentrer chez soi après une journée à courir dans tous les sens et lire « You look super good » me fait l’effet d’un rayon de soleil au milieu d’une tornade. Même impression dans le showroom Glossier où l’on peut se photographier en se regardant dans le miroir floqué du message « Yoo look good  ». Et ce sourire quotidien à portée de talons ne coûte que 20€. Quant à Lisa, ce n’est plus des ailes qu’elle a dans le dos, c’est carrément le moteur du Concorde : cette fille a quand même réussi à créer soixante-dix références pour Monoprix en quelques mois, tout en restant sympa avec son équipe et ses amis… Bon, elle n’a pas beaucoup dormi et elle mériterait un an de vacances au soleil. Mais elle ne pourra pas dire qu’elle ne va pas au bout de ses rêves… You go girl ! Paillasson « You look super good » Wear Lemonade x Monoprix, 20€. Disponible dans les magasins Monoprix et sur l’e-shop Wear Lemonade et au pop-up store, 123 rue de Turenne, 75003 Paris.