Le dernier Spécial Beauté de M est en kiosque !

5/11/2016


Service après vente bonjour  ! Pardonnez-moi par avance si je vous saoule avec le Spécial beauté de M le magazine du Monde tous les six mois mais comme il n’est en vente que vingt-quatre heures – un peu plus à Paris puisqu’on peut le trouver depuis hier midi – je ne résiste pas à un minimum syndical d’auto promotion. Comme vous le savez, j’ai quitté le M en mai dernier pour me consacrer pleinement à mon blog, néanmoins je continue à collaborer en freelance avec cette équipe que j’adore. En particulier sur les séries de photos beauté et les grandes enquêtes dans la partie magazine, d’où ma participation à ce numéro.



Photographie issue de la série A Nul Autre Pareil dans M le magazine du Monde du 5 novembre 2016 par le photographe Tom Johnson, stylisme Charlotte Collet, make up Maxine Leonard, coiffure Chi Wong, casting Billie Turnbull, coordination beauté Lili Barbery-Coulon


Je suis obsédée par la gémellité depuis longtemps. J’ai toujours été fascinée par ces couples qui se ressemblent trait pour trait et qui pourtant se distinguent au fil des années. Parce qu’on apprend à les reconnaître individuellement. Mais aussi parce que leurs visages se parcheminent de grands chagrins qui leur sont propres, d’immenses joies individuelles, de coups de soleil, de paquets de clopes, de régimes vapeur, de pollution en ville ou d’air pur à la campagne. Avec un même code génétique à la naissance, ils n’héritent pourtant pas des mêmes rides ni des mêmes taches de rousseur à la fin de leurs vies, et pas toujours des mêmes maladies. Dans l’univers de la beauté, les jumeaux sont souvent cités comme exemple pour illustrer l’importance de l’hygiène de vie. Tout ne dépend pas de notre ADN, 70% de l’état de notre peau serait intimement lié à l’environnement de nos gènes. Quand je parle d’environnement, je ne parle pas seulement du climat et de la pollution. J’évoque tout ce qui entoure nos gènes de l’infiniment petit dans la cellule jusqu’à la surface de la peau et ce qu’on met à l’intérieur du corps (l’air qu’on respire, l’alimentation, notre gestion du stress, l’activité physique…).




Photographie issue de la série A Nul Autre Pareil dans M le magazine du Monde du 5 novembre 2016 par le photographe Tom Johnson, stylisme Charlotte Collet, make up Maxine Leonard, coiffure Chi Wong, casting Billie Turnbull, coordination beauté Lili Barbery-Coulon


De l’idée de cette série photographiée par Tom Johnson à Londres (stylisme par la brillante Charlotte Collet avec qui j’adore travailler parce qu’elle a du génie et de l’humilité, un fait rare dans le milieu de la mode), m’est venue l’envie de faire justement un point sur la génétique dans le domaine de la beauté. Ca fait au moins quinze ans que les marques traditionnelles nous parlent d’ADN et de gènes. Mais ces dernières années, la course s’est accentuée avec l’arrivée de marques qui proposent de composer des crèmes sur mesure à partir d’un test ADN. Le sujet anime des biologistes, des ingénieurs et des généticiens à travers le monde d’autant que le coût des tests ADN a largement baissé et que la rapidité des résultats ne cesse d’augmenter. J’avoue que la perspective d’obtenir un bilan génétique qui m’apprendrait ce que je dois faire précisément pour ma peau – ou mon corps – afin de le protéger est assez alléchante. Imaginez qu’on vous dise : « arrêtez tout de suite cette crème qui ne vous sert à rien mais utilisez plutôt telle molécule que votre ADN a la capacité d’assimiler  »… D’autant que les gadgets en préparation sont délirants. Mais au fil de mon enquête, j’ai eu l’impression d’entrer dans un épisode de Black Mirror. En écoutant les médecins et les experts de la beauté s’inquiéter de la société que ces outils sont en train de construire, j’ai eu des frissons… Je ne vous en dis pas plus et je vous invite à aller lire cette enquête déjà en ligne pour les abonnés. Par ailleurs, il y a plein d’autres articles beauté à lire dans la partie style de ce numéro. Bon weekend !



Enquête "La Génétique, solution cosmétique ?" page 35-40 de M le Magazine du Monde du 5 novembre 2016, les illustrations sont des collages de Chad Wys