Choc culturel

3/05/2012

Charles-Edouard Barthes et son épouse Eriko Nakamura

 
Charles-Edouard Barthes est tellement amoureux de son épouse Eriko Nakamura qu’il a créé une ligne de soins pour elle. EviDens de Beauté, une marque anti-âge très luxueuse conçue pour les peaux ultra sensibles qui veulent utiliser des actifs puissants sans risquer de réaction cutanée. Sur cette photographie, issue de leur album de « remariage », ils célèbrent leurs dix ans d’union en présence de leurs enfants et de leurs amis. Ce weekend, j’ai reçu le livre qu’Eriko, japonaise expatriée par amour à Paris, vient de publier. Elle y raconte combien il lui a été difficile de s’adapter à notre culture quand elle s’est installée en France. Ex star de la télévision nippone, elle rêvait d’un Paris romantique, délicat et élégant. Imaginez son choc le jour où elle a découvert l’amabilité de nos taxis ou celui où elle a mis les pieds dans des toilettes à la turque… J’ai ainsi appris qu’il existait une consultation à Sainte Anne pour les japonais en pleine crise d’angoisse lors de leur baptême parisien, qu’il était inconcevable de se moucher devant un japonais, encore moins de le faire attendre à un rendez-vous. Pire, lui dire non en exprimant son refus d’un geste de la main. 162 pages de pur fou rire où l’on se laisse bien volontiers chahuter par la tokyoïte qui ponctue ses diverses stupéfactions par un « Nââândé !? », une interjection manifestant le trouble face à un acte jugé choquant. On se régale de son récit plus vrai que nature des diners parisiens, des vendeuses des grands magasins du Boulevard Haussmann ou encore de son unique visite chez un généraliste français. Une lecture réjouissante qui donne envie d’aller au Japon pour faire l’expérience de l’impeccabilité, à tous les sens du terme.
 
EviDens de Beauté vient d’ouvrir une boutique à Paris, 25 rue Boissière dans le 16e arrondissement. Le livre Nââândé d’Eriko Nakamura a été publié aux Editions Nil, 17€ sur Amazon. Je signale aux curieux du Japon et aux dingues de poésie le blog brillant de Stéphane Barbery