Les boulettes de brousse de Sarah Stagliano

19/03/2014

Photographie Armelle Kergall

J’ai rencontré Sarah Stagliano pour la première fois il y a quelques mois. Fan de mon blog et de mes articles dans M le magazine du Monde, cette jeune créatrice Parisienne m’avait alors invitée à découvrir sa collection de bijoux dans l’atelier qu’elle partage avec son amoureux, photographe. Un lieu ahurissant de beauté dans le dixième arrondissement, élégant, épuré et meublé avec goût. Fondatrice de la marque Henriette H, Sarah dédie chacune de ses créations aux amoureuses éperdues, celles qui sont prêtes à broder le nom de leur fiancé sur leur petite culotte (un service qu’elle propose sur son site) ou à compter le nombre de leurs anciens amants en faisant tourner les perles suspendues à leurs poignets. Elle semble toujours prête à se réjouir de tout, même les jours mélancoliques, avec une grâce et une simplicité que je lui envie beaucoup. Lorsqu’on est entré dans son appartement, avec ma complice Armelle Kergall qui prend toutes les photographies de cette rubrique recettes, on a été très impressionnées par le rangement absolument impeccable, le choix des jolies céramiques de Marion Graux, les objets alignés et la cuisine "sparkling". Elle a fini par nous avouer qu’elle avait passé des heures à tout préparer et nous a indiqué une petite pièce secrète dans laquelle elle venait de caser tout ce qui encombrait l’espace : les manteaux qui pendouillent, les raquettes de tennis, bref le bordel quotidien. J’ai trouvé très touchant qu’elle nous l’avoue, d’autant que c’est exactement le genre de petites entourloupes dont je serais capable si un photographe s’incrustait chez moi. Dans sa cuisine – qui est l’une des plus mignonnes que j’ai eu l’occasion de visiter – elle nous a préparé une recette de sa grand-mère Calabraise : sa « Nonna ». Des boulettes de brousses servis avec des pâtes. Un plat délicieux qui va sérieusement épater vos invités lors d’un prochain dîner…

 
Photographie Armelle Kergall
 
Ingrédients pour 3 ou 4 personnes (ou deux gros gourmands)
250grs de brousse (un fromage corse proche de la ricotta en goût « mais attention, ça ne marche pas avec de la ricotta  »)
1 œuf entier plus un jaune d’œuf
3 cuillères à soupe de chapelure fine
2 cuillères à soupe de parmesan râpé
3 cuillères à soupe de persil frais haché
sel, poivre
des pâtes (Sarah a utilisé des spaghettis fins et demi-complet bio de chez Priméal)
un cube de bouillon de poule ou de légumes
deux gousses d’ail
de l’huile d’olive
 
Photographies Armelle Kergall (personnellement, je suis tombée amoureuse du carrelage de la cuisine, de ses bracelets et aussi de la vaisselle de son amie Marion Graux
 
Préparation
Dans un bol, mélangez la brousse, le parmesan, l’œuf et le jaune d’œuf, la chapelure, le sel, le poivre et le persil ciselé. Une fois que tout est bien mélangé, goûtez (ajustez l’assaisonnement si nécessaire) puis formez des boulettes pas trop grosses (regardez les photos). Laissez-les reposer à température ambiante pendant une vingtaine de minutes. Dans une grande casserole, portez à l’ébullition de l’eau avec les gousses d’ail et le cube de bouillon. Lorsque l’eau bout, baissez le feu et mettez délicatement les boulettes dans le fond de la casserole à l’aide d’une cuillère. Les boulettes sont cuites lorsqu’elles remontent à la surface. Il faut alors les sortir à l’aide d’une écumoire en prenant soin de ne pas les casser. Déposez-les sur une assiette et ne jetez surtout pas l’eau de la casserole : elle va servir d’eau de cuisson pour les pâtes. Une fois les pâtes cuites al dente (d’où l’intérêt de les choisir fines, comme ça la cuisson sera rapide et les boulettes n’auront pas le temps de refroidir), placez les spaghettis dans une assiette creuse (sans vider l’eau de cuisson !), déposez quelques boulettes au dessus des pâtes et arrosez le tout d’une bonne cuillère à soupe d’eau de cuisson. Un filet d’huile d’olive, un tour de moulin à poivre, quelques copeaux de parmesan, trois feuilles de persil : c’est prêt !
 
 
Photographie Armelle Kergall. Le plat a été dressé dans les magnifiques poteries de Marion Graux