L’ile flottante à la violette de Charlotte de Fayet

17/06/2017


Merci infiniment à toutes celles (et ceux !) qui m’encourent dans la rue, au hasard d’un cours de yoga, la semaine dernière au BHV sur le stand Jo Malone, dans les commentaires ici ou sur les réseaux sociaux, et surtout à travers vos messages privés de plus en plus nombreux : vous me donnez des ailes ! Quand j’ai la flemme de bosser et que j’hésite à repousser au lendemain ce que je pourrais publier le jour même, je pense à tous vos encouragements et je m’y remets aussi sec. MERCI.


Photographie Julie Ansiau. Charlotte de Fayet porte la robe en maille "Pointelle" de Molli


Aujourd’hui, nous allons prendre une leçon d’élégance - et d’ile flottante - chez Charlotte de Fayet, la directrice artistique de la sublime marque Molli. Ca fait plusieurs mois que je n’ai pas posté de nouvelle recette de cuisine, ma complice et photographe Armelle Kergall étant partie vivre au Japon. Et puis, alors que je rêvais depuis des années de collaborer avec la talentueuse Julie Ansiau, l’univers (comme dirait Sophie Trem) me l’a envoyée sur un tapis- volant – de yoga. En effet, il y a quelques semaines, nous nous sommes retrouvées dans la petite salle de cours de yoga d’Anne Bianchi. Cette photographe dingue d’ashtanga découvrait le kundalini pour la première fois et je lui ai proposé de venir avec moi s’incruster dans la cuisine de Charlotte de Fayet. Merci mille fois Julie pour ces photos qui mettent l’eau à la bouche ! Charlotte est désarmante de délicatesse. Elle dégage une douceur communicative qui donne envie de baisser le volume de sa voix et de redresser sa colonne vertébrale. Le genre de créature qui, contrairement à moi, ne voyage probablement jamais « froissée » et ne se tache pas dans la seconde où elle enfile un vêtement blanc. Ex pro du marketing chez Danone puis L’Oréal, Charlotte de Fayet entre un jour dans la boutique Molli du boulevard Saint Germain à Paris pour échanger un cadeau qu’on vient de lui offrir pour la naissance de son deuxième enfant. Alors qu’elle se questionne sur son parcours professionnel, elle est aimantée par le point mousse de la maille subtile et si particulière de Molli. La marque ne distribue à l’époque que des vêtements adorables pour les tous petits : béguins, gilets boutonnés de nacre, culottes courtes… En discutant avec la vendeuse, Charlotte apprend que cette maison fondée en 1889 qui fabriquait des sous-vêtements à l’origine, ne se porte pas très bien et que la boutique déstocke avant travaux. Surprise, Charlotte contacte le propriétaire qu’elle rencontre peu de temps après. Elle rassemble ses économies, demande de l’aide à ses proches et décide de racheter la marque qu’elle relance en septembre 2015. Pendant des mois, elle se plonge dans les archives, découvre les brevets techniques déposés par la famille fondatrice, la particularité du point mousse et la splendeur des modèles disparus. Elle a alors l’idée d’étendre l’offre de la marque pour bébés aux adultes et renoue avec l’histoire originelle de la maison. Sa maille est immédiatement identifiable et vous l’avez sans doute croisée sur mon fil Instagram car j’ai porté l’un de ses pulls tout l’hiver dernier. J’en suis folle car il me donne l’illusion que moi aussi, je peux être une fille aussi soignée que Charlotte de Fayet ☺. Elle nous a accueillies dans sa cuisine et nous livre une recette de sa maman : une ile flottante aux pralines roses et à la violette. Un dessert hyper facile à réaliser et pile à son image : aussi raffiné qu’aérien.


Photographie Julie Ansiau. La planche sur la gauche vient de chez Astier de Vilatte


Ingrédients pour 4 à 6 iles flottantes selon la gourmandise des invités


- 1 litre de lait entier


- 6 œufs


- 130 grammes de sucre en poudre


- 4 feuilles de gélatine


- 2 gousses de vanille


- des confiseries parfumées à la violette A La Mère de Famille


- quelques pralines roses A La Mère de Famille





Photographies Julie Ansiau


Préparation


Commencez par placer les feuilles de gélatine dans un bol d’eau froide afin de les ramollir. Versez le lait dans une casserole et faites le chauffer à feu doux, sans le faire bouillir. Incisez les gousses de vanille dans la longueur et prélevez les grains de vanille à l’intérieur des gousses avec la pointe du couteau. Ajoutez-les dans la casserole de lait. Séparez les blancs des jaunes d’œufs. Battez les jaunes avec le sucre jusqu’à obtenir une crème bien lisse. Versez le lait chaud sur le mélange jaune/sucre petit à petit, en battant énergiquement afin d’éviter les grumeaux. Essorez les feuilles de gélatine et laissez les fondre dans l’appareil lait chaud/sucre/jaune. Mélangez délicatement : votre crème anglaise est prête. Pour réaliser les ilots de neige, il suffit de battre les blancs en neige avec une pincée de sel et une poignée de sucre. Faites bouillir de l’eau dans une grande casserole avec deux poignées de sucre. Lorsque l’eau est à ébullition, formez des boules de blancs battus en neige à l’aide d’une cuillère à glace. Déposez chaque boule à la surface de l’eau, faites les tourner délicatement afin que toute la surface puisse « cuire ». Quelques secondes d’un côté, puis de l’autre et les ilots sont prêts. Prélevez-les avec une cuillère et posez-les sur une feuille de sopalin. Dressez en versant d’abord la crème anglaise dans une coupe, puis un ou plusieurs ilots en neige et enfin saupoudrez de violettes et de pralines roses concassées. Délicieux !



Photographie Julie Ansiau. L’ile flottante de Charlotte de Fayet est photographiée sur un set de table Casa Lopez