Two Hands Café à New York

3/03/2017


Les adresses healthy ne manquent pas à New York. D’ailleurs l’avocat comme le kale sont déclinés sur toutes les cartes de Manhattan au point qu’on se demande quelles conséquences écologiques va avoir cette surconsommation brutale d’amandes californiennes, d’avocats issus d’Amérique du Sud et de chou kale pas toujours bio. En retournant chez Butcher’s Daughter où l’on déjeune serrés comme des sardines en se faisant engueuler par les serveurs qui tentent de se frayer un chemin entre les tabourets - et pour un prix loin d’être raisonnable - je me suis dit qu’il était grand temps d’aller voir ailleurs et de rechercher de nouveaux cafés plus calmes. Et plus accueillants. Two Hands qui m’a été recommandé par mon amie Caroline Wachsmuth est une pépite située sur Mott Street. Idéal à l’heure du petit-déjeuner, l’espace ne compte qu’une douzaine de tables et est vite pris d’assaut. Pourtant, j’ai eu de la chance lors de mes deux visites la même semaine : une paix royale ! Sans doute parce que je m’y suis rendue vers 9h30 pile entre deux rushing hours.



Photographie Lili Barbery-Coulon


Two Hands Café est inspiré du fooding healthy australien, un courant qui fait des petits dans le monde entier (Holybelly à Paris fait partie de ces lieux inspirés par les restaurants qu’on trouve à Melbourne). On vient y boire des iced latte délicieux, du chai ou encore des machiatto qui déchirent. Evidemment, il y a des jus pressés minute et une tonne de smoothies sans lait de vache (attention cependant, ces boissons irrésistibles ont beau être bourrées d’aliments irréprochables, elles sont souvent archi caloriques donc si on les commande, prenez le temps de savourer en pleine conscience). Mais le must, pour moi, c’est l’açaï bowl. Je n’ai habituellement pas une passion pour ce muesli glacé. Souvent, je trouve l’ensemble trop riche ou trop sucré. Mais là, punaise, je poussais des gémissements dignes de ceux de Meg Ryan dans Harry Rencontre Sally.


Photographie Lili Barbery-Coulon


Deux jours plus tard, j’ai traversé Manhattan pour m’en refaire un autre que j’ai accompagné – FOLIE – du truc le plus orgasmique de la carte : le banana bread ! Moins riche qu’un cake à la banane – enfin je crois, cependant ne me pourrissez pas si je dis n’importe quoi, c’est juste la sensation que j’avais en bouche – ce pain à la banane et aux noix est tartiné d’un mélange mascarpone, café et sirop d’érable. J’ai goûté une bouchée mais j’ai fini par racler tout le mascarpone car c’était trop écœurant pour moi. Impossible d’en manger ne serait-ce qu’un dixième : la tranche est si épaisse qu’on se sent vite étouffé. Verdict : à ne commander que si l’on a vraiment archi faim (et certainement pas après un açaï bowl que j’avais déjà englouti ☺ ).



Photographies Lili Barbery-Coulon


Je regarde le menu en vous écrivant et je regrette de ne pas avoir fait l’expérience de leur pudding aux graines de chia, l’assiette du marché de Zoé ou encore leur toast à l’avocat : tout avait l’air parfait. D’ailleurs le staff fait autant rêver que le contenu des assiettes. Les serveurs comme les serveuses sont adorables, branchés sans jouer les créatures de mode, souriants et bien élevés. Un lieu où je retournerai avec plaisir lors d’un prochain séjour à New York, en espérant que le succès ne lui ait pas fait tourner la tête d’ici là.


Photographie Lili Barbery-Coulon


Two Hands Café, 164 Mott Street, New York 10013, ouvert de 8h à 18h du lundi au dimanche (pile à cinq minutes de Woom Center que vous ne pouvez pas louper si vous cherchez à tester un yoga de maboule), $10 l’açaï bowl (sans le pourboire obligatoire), $8 l’assiette de fruits frais. Attention pas de réservation possible, pas de téléphone, on peut les joindre seulement par email (mottst@twohandsnyc.com) et ils n’ont pas de wifi ! Two Hands dispose aussi d’un bar/restaurant dans TriBeCa que je n’ai pas testé au 251 Church Street, ouvert de 8h à 23h du lundi au dimanche


Photographie Lili Barbery-Coulon