Ils ne sont pas nouveaux. Ils ne sont pas les seuls. Ils ne sont pas les premiers et bien loin d’être les derniers. Pourtant cette collection de parfums dits « confidentiels » m’émerveille et m’accompagne chaque matin depuis leur sortie en 2006. Alors que tout le monde s’accapare le discours soporifique sur la qualité des matières premières, que chacun revendique la liberté absolue, qu’on brandit le mot « parti pris » comme une barricade contre la médiocrité, ces grands flacons de verre ne cessent de prendre de la hauteur. Même si vous ne connaissez rien à la graine d’ambrette, au beurre d’iris, au galbanum et au vétiver, même si vous ne savez pas faire la différence entre du cèdre et de l’Iso E Super, il y a un ingrédient que vous reconnaitrez sans hésiter. Le chic. Je sais, le mot est tellement galvaudé qu’il en est délavé. Mais ici il reprend tout son sens, toute sa légitimité. J’ai beaucoup écrit à leur sujet au moment de leur lancement et je n’ai pas envie de me paraphraser ou de dire moins bien ce que d’autres ont pu formuler merveilleusement. Alors si vous aimez les parfums Chanel, si vous affectionnez cette maison où la rigueur n’a d’égal que l’élégance, rendez vous dans l’une de leurs boutiques où sont exposés
Les Exclusifs. Vous pourriez bien tomber éperdument amoureux de l’un d’entre eux…