Jovoy

8/04/2013

Photographie Ma Récréation

Des mois que ces photos sont dans mon ordi. J’avais d’abord attendu qu’un article dans M le magazine du Monde sorte au sujet des parfumeries d’exception à Paris pour vous en parler. Et puis, de jours en semaines, ces images se sont retrouvées noyées dans le flot de mes nouvelles trouvailles. Pourtant, la boutique Jovoy mérite absolument sa place dans ce carnet d’adresses beauté. Surtout lorsqu’on est en quête de parfums rares et qu’on est fatigué des circuits habituels de distribution. Chez Jovoy, pas de décibels musicales pour rythmer vos achats ni de colonnes de promotion. Mais des centaines de flacons issus de maisons méconnues. La première boutique, située 29 rue Danielle Casanova, ne m’avait pas séduite au moment de son ouverture. Cependant elle laissait déjà entrevoir la passion du propriétaire, François Hénin, pour les fragrances atypiques.
 
Photographie Ma Récréation. Les bougies et les sels de bain de Jardins d’Ecrivains chez Jovoy
 
A présent installé dans un espace de 175 mètres carré rue Castiglione (en face de mon spa préféré, le Six Senses), Jovoy distribue ses parfums éponymes ainsi qu’une quantité de labels de connaisseurs : Aedes de Venustas, l’anglais Clive Christian, les fragrances de James Heeley, les formules anciennes de Grossmith mais aussi les bougies Cire Trudon, celles de l’historienne des parfums Elisabeth de Feydeau… La boutique dispose également d’une sélection de livres dédiés aux dingues d’essences comme Perfume Lover de Denyse Beaulieu, le Dr House olfactif qui s’amuse à disséquer les formules sur son blog Grain de Musc.
 
Photographie Ma Récréation. Les parfums à sentir sous cloche de verre chez Jovoy
 
Plus traditionnel que son concurrent hype Nose, le magasin Jovoy offre une alternative à ceux qui ont le goût des cuirs racés, des accords chyprés et du jasmin indolé. Attention cependant à bien faire le tri (et donc à exercer son nez) entre les créations inédites et les formules simplistes. Ce n’est pas parce qu’on utilise de l’essence de bouleau (qui sent le feu de bois et le cuir) qu’on a du génie. Si la parfumerie classique, adressée au plus grand nombre, tire systématiquement sur les mêmes ficelles (des têtes fruitées ou gourmandes, des fleurs impossibles à identifier, du patchouli et du musc blanc en overdose…), celle de niche a ses propres tics. Il y a des trésors chez Jovoy. A vous de les dénicher.
 
Photographie Ma Récréation, le comptoir à bougies parfumées chez Jovoy
 
Jovoy, 4 rue de Castiglione, Paris 1er, Tel : 01 40 20 06 19, du lundi au samedi, de 11h à 19h et si vous n’habitez pas à Paris, le site dispose d’un eshop assez complet