Van Court

16/02/2017


Si vous me suivez sur Instagram, vous savez déjà que je suis à New York depuis quelques jours. C’est la première fois que je viens ici suffisamment longtemps pour prendre le pouls de tout ce qui se passe dans le domaine de la beauté et du bien-être. J’ai l’impression qu’on m’injecte de l’inspiration en intraveineuse. Je sautille d’un rendez-vous à l’autre comme si j’avais quatre ans. Quelle chance ! Avant de venir, j’avais demandé à tout mon réseau beauté new-yorkais de me lister les nouveaux lieux à voir ou à essayer. Rédactrice en chef beauté du magazine Marie Claire US, Jennifer Goldstein m’a recommandé d’aller voir un certain nombre d’adresses dont ce nouveau nail bar : Van Court.


Photographie Lili Barbery-Coulon


Situé à l’extrême sud de Manhattan dans un quartier d’affaires en pleine transformation, ce salon est obsédé par la santé. Celle de ses clientes, mais d’abord celle de ses employées. Créée en mai 2016 par Ruth Kallens, une ancienne attachée de presse maniaque de manucure, Van Court a d’abord été pensé pour améliorer les conditions de travail des expertes des ongles. « Je suis certaine que si les manucures sont heureuses et respectées alors les clientes le ressentent et en bénéficient aussi  » m’a confié Ruth. Du coup, aucun détail n’a été laissé au hasard : la largeur des tables, la hauteur des tabourets où sont assises les manucures, l’organisation des sièges pour les pédicures (ce qui m’a rappelé le super salon japonais de la marque Uka), la non toxicité des produits utilisés… C’est en s’occupant des relations presse de la marque de vernis Deborah Lippmann que Ruth a pris conscience de l’importance des formules de vernis. Personnellement, ne m’accordant une manucure que très rarement et ayant 90% du temps les ongles nus (par flemme et par radinerie), je me moque un peu de la toxicité des formules.




Photographies Lili Barbery-Coulon


Cependant, pour les new-yorkaises qui passent leurs vies dans les nail bars, l’exposition aux substances toxiques est nettement plus élevée. Du coup, Ruth a commencé par faire une sélection drastique de formules ayant éradiqué le maximum de produits susceptibles d’être dangereux (enfin, tout est une question de dosage, je ne veux pas que vous vous mettiez à flipper ni que vous abandonniez votre vernis préféré à cause de cet article) pour ses clientes mais surtout pour les manucures qui respirent ses solvants du matin au soir. Sur le nuancier de couleurs, on retrouve les marques Lakur, Bebio, Lauren B, Deborah Lippmann, Lvx, Jin Soon, Maxus, Rms… « Pour nos pédicures, nous préparons nous mêmes nos gommages avec du sel et des huiles végétales, idem pour nos huiles de massage  » ajoute Ruth.



Photographies Lili Barbery-Coulon


Autre point capital chez Van Court : l’hygiène. Ca a l’air anecdotique mais il existe à Paris comme à New York un nombre invraisemblable de nail bars qui n’ont aucun respect des règles élémentaires d’hygiène. Je rappelle que ce sont des lieux où l’on élimine des peaux mortes et où il n’est pas rare de se couper… le cocktail idéal pour se taper une bonne infection ! « Les bassines que nous utilisons pour nos bains de pied sont faites dans le même métal que celui qu’on utilise en chirurgie. Ce ne sont pas des bains à jets qu’on ne peut pas déplacer et dans lesquels s’accumulent des bactéries. Ce sont de simples bassines qu’on peut entièrement nettoyées entre chaque cliente et faire bouillir. Nos kits d’outils à mani ou pédi sont stérilisés entre chaque cliente tout comme les râpes à pieds, dont la surface rugueuse se décolle et se jette après chaque utilisation » signale Ruth. Je vous avais prévenu : elle ne plaisante pas avec la propreté !


Photographie Lili Barbery-Coulon


Evidemment, tous ces efforts ont un prix et une manucure chez Van Court est plus chère que dans la plupart des petits boui-bouis à ongles qu’on trouve à chaque block new yorkais. Une bonne alternative santé si vous passez dans ce quartier. Un seul regret : ma manucure est déjà abimée. C’est tout le problème de ces formules healthy, la résistance de la laque est moins bonne. J’en profite pour vous rappeler mes autres recommandations si vous allez bientôt à New York : Paintbox, Ten Over Ten ou encore Hortus Nailworks. Et vous, vous vous sentez concernées par les formules des vernis à ongles, l’hygiène des salons ou vous vous en fichez ?



Photographie Lili Barbery-Coulon


Van Court Studio, 90 water street, Floor 2, New York, Tel : +1 212 509 2222, $35 la manucure de 35 minutes.