Il suffit que l’on prononce le mot
bento devant moi pour me mettre l’eau à la bouche. Deux syllabes et la promesse d’un voyage niché à l’intérieur d’une boîte à dévorer. J’aime la surprise à l’ouverture du couvercle. La sensation d’ailleurs sous l’apparente simplicité. La fantaisie d’un
onigiri en forme de lapin. L’impression délicieuse d’absorber du bon et du sain… Nourrie par une fréquentation frénétique des restaurants japonais et quelques cours de cuisine (comme celui auquel j’ai participé via
Black Block avec
Maori Murota dont je vous reparlerai bientôt), mon obsession devrait friser l’hystérie vendredi, premier jour de l’exposition O Mon Bento chez
Uah. Orchestré par la scénographe-styliste-et-dénicheuse-de-tendances
Pauline Ricard-André, l’événement réunit une quantité phénoménale d’objets : bento box customisée par des illustrateurs français, livres de recettes signés
Christopher D Salyers, un graphiste installé à Brooklyn, fasciné par les blogs de mères de famille japonaises qui ont accepté de lui livrer leurs secrets de fabrication. On y trouvera également les figurines tricotées au crochet par
Ketty Sean pour jouer à la dinette ou doper les étagères de la cuisine. Et une montagne de gadgets inspirée par les rayons du grand magasin
Tokyu Hands : les fameux moules à œufs durs (auxquels j’ai déjà consacré un post
ici même), des algues prédécoupées et des condiments qui changent tout comme ces salières souriantes remplies, entre autres, de poudre de shiso rouge (à mélanger au riz encore chaud) ou de sel au sésame noir à saupoudrer sur les légumes. En bonus pour vous convaincre d’aller faire un tour rue de l’Arbre Sec, une vidéo 100% kawai :
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